Actions Assemblée Nationale JM Clément

3 avril 2008

Jean-Michel CLEMENT

Député de la Vienne

 

 

A Mesdames et Messieurs les Maires

Aux parents d’élèves et enseignants

 

 

A Gençay, le 3 avril 2008

 

 

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Comme vous le savez nous sommes tous mobilisés, élus, parents et enseignants pour la défense de la carte scolaire.

 

Les initiatives se multiplient pour infléchir des décisions, qui, si elles étaient maintenues porteraient gravement atteintes à l’école rurale et au service public de l’enseignement, qu’elle représente dans nos villages.

 

Plusieurs actions ont été envisagées pour assurer la défense de l’école rurale lors de l’assemblée générale du réseau Vienne – Gartempe le 1er avril à Persac.

 

Pour ce qui me concerne, je me suis engagé à interpeller le Gouvernement lors des questions d’actualité et à réunir les maires pour aborder dans la sérénité cette question essentielle à notre avenir.

 

Je viens d’adresser ce jour un courrier à Monsieur le Sous Préfet et à Madame l’Inspectrice de circonscription pour les informer de l’initiative que je prends et leur demander s’ils souhaitent être à mes côtés pour l’organiser.

 

Par ailleurs, hier mercredi une question concernant la réduction des effectifs dans l’éducation nationale a été posée par ma collègue Laurence DUMONT, je vous joins en copie celle-ci et la réponse de Monsieur DARCOS, Ministre de l’Education Nationale.

 

J’ai pris contact avec le vice président du groupe pour revenir à mon tour sur cette question dans les quinze jours qui viennent. J’aurai très certainement besoin d’informations plus précises pour formuler ma question et l’identifier plus particulièrement aux problèmes du monde rural.

 

Merci par avance de vos contributions respectives.

 

 

Jean-Michel CLEMENT

Député de la Vienne

Maire de Mauprévoir


ÉDUCATION NATIONALE

Mme Laurence Dumont – Avec 11 200 postes supprimés à la prochaine rentrée, succédant aux 7 000 supprimés en septembre dernier, l’éducation nationale paie le plus lourd tribut à la réduction des effectifs de la fonction publique, que vous avez programmée par pure idéologie (Exclamations sur les bancs du groupe UMP) – et ce, alors même que le Président de la République affirme souhaiter rendre le système éducatif plus efficace et que de nouveaux programmes, contestés et contestables, tant sur le fond que sur la méthode de leur élaboration, comportent des éléments nouveaux, et qu’est supprimée l’école le samedi. En réalité, la disparition de ces 11 200 postes entraînera une dégradation des conditions de travail des enseignants et crée une incertitude réelle sur la capacité des établissements à assurer les cours. Comment pourront-ils gérer la pénurie, si ce n’est en supprimant des options et des cours de soutien ? En réalité, ce sont nos enfants qui feront les frais de ces suppressions de postes avec des classes surchargées et des professeurs non remplacés en cas de maladie.

Monsieur le ministre, cessez cette gestion purement comptable de l’éducation nationale. Derrière les postes dont vous parlez sans cesse, il y a des hommes et des femmes qui exercent quotidiennement devant nos enfants. Vous pouvez être obsédé par le leitmotiv de la réduction des effectifs de la fonction publique, mais vous n’avez pas le droit d’hypothéquer l’avenir de nos enfants. Dans le pays, partout, la colère gronde… Enseignants, parents d’élèves, élus, tous sont mobilisés et s’inquiètent, à juste titre, des réformes en cours. Dans ma seule circonscription, pas moins de trente postes seront supprimés à la prochaine rentrée, dont six dans le primaire, si vous ne lâchez pas du lest. Dans mon département, le Calvados, ce sont quelque mille postes qui ont été supprimés depuis cinq ans dans le secondaire.

Mes deux questions sont simples. Combien de temps encore existera-t-il un service public de qualité de l’enseignement dans notre pays ? Le cadeau fiscal de 15 milliards fait l’été dernier aux plus aisés (Exclamations sur les bancs du groupe UMP) vaut-il le sacrifice de l’éducation de nos enfants ? (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe SRC et du groupe GDR)

M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale – Puisque vous nous taxez d’idéologie, puis-je vous rappeler qu’en vingt ans, le premier degré a perdu 200 000 élèves dans le même temps que l’on y a créé 12 000 emplois, et le second degré 145 000 élèves sans que le taux d’encadrement pédagogique y ait été réduit ? Il ne faut certes pas supprimer les emplois quand ils sont nécessaires. Pour autant, ces créations de postes successives ont-elles amélioré la performance éducative de notre pays ? La réponse est non.

« Puisque l’école primaire va mal, créez des postes », me dites-vous. Je vous réponds : non, plutôt que de créer des postes, il faut réformer l’encadrement pédagogique, assurer des études surveillées et des stages pour les élèves en difficulté, obliger les enseignants à consacrer une part de leur service aux élèves en situation d’échec scolaire. Voilà la réforme (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP).

Vous réclamez de même des postes pour les lycées professionnels. Là encore, je vous réponds non. Donnons plutôt aux baccalauréats professionnels la même utilité que les baccalauréats généraux, généralisons l’alternance, formons différemment. Voilà la réforme (Mêmes mouvements).

Pour ce qui est de l’école primaire, comment se fait-il qu’en vingt ans, nous ayons perdu dix places dans les classements internationaux de résultats ? Comment se fait-il qu’un élève sur deux, à l’entrée en sixième, ne sache pas écrire l’adverbe « certainement » ? Comment se fait-il que nous soyons classés parmi les cinq derniers dans certains classements ? Ce n’est pas avec des postes que l’on remédiera à cette situation, mais par la réforme, toujours la réforme, encore la réforme de notre système éducatif ! (Applaudissements prolongés sur les bancs du groupe UMP, dont de nombreux membres se lèvent, exclamations sur les bancs du groupe SRC et du groupe GDR)

Propositions du réseau des écoles rurales vienne gartempe

2 avril 2008

D’ici au 3 avril 2008, il est convenu :

-          que les élus et les parents diffusent l’appel sur les communes du réseau.

-          que l’appel soit diffusé sur la liste de la coordination départementale.

-          que les élus et les parents diffusent le tract dans les communes alentour.

-          que  la mairie de Moussac contacte les cantons de L’Isle Jourdain et d’Availles Limouzine.

-          que J.M. Clément diffuse l’information aux autres cantons.

 

Le 3 et le 4 avril 2008, il est convenu :

-          que le maximum de personne aille au rassemblement

-          qu’il y ait des actions dans un maximum d’écoles et de villages (banderoles, occupations d’écoles, écoles mortes…)

 

Pour la suite, il est convenu :

-          d’appeler à un rassemblement le 21 avril 2008 lors du CDEN.

-          De s’y rendre en opération escargot.

-          Que les syndicats enseignants déposent un préavis de grève illimité pour que les enseignants puissent participer au mouvement.

-          J.M. Clément préparera avec le réseau une question à poser au gouvernement afin d’interpeller Xavier Darcos sur la question de l’école rurale.

-          Les enseignants déposent une proposition de transformation des écoles du réseau en un observatoire de l’hétérogénéité et des classes multi âges afin que soient reconnus les mérites de ces écoles.

-          D’établir des liens avec collèges et lycées ruraux qui éprouvent les mêmes difficultés que nous (le collège de Lussac a perdu trois postes en trois ans et ferme cette année une classe de 6ème).

-          De créer des outils favorisant une coordination nationale des mouvements pour la défense des écoles rurales (liste de diffusion, blog…).

-          Sur le deuxième trimestre 2008, J.M. Clément réunira les maires afin d’évoquer avec eux la question de l’école rurale.

-          De faire signer la pétition qui est actuellement en circulation afin de la remettre lors du CDEN.

Tract d’appel au rassemblement du 3 avril

2 avril 2008

Bonjour,

 

Voici le tract proposé par le réseau des écoles rurales Vienne-Gartempe pour l’appel au rassemblement du 3 avril.

A diffuser dans les communes concernées mais aussi dans les communes alentour (où il y a du monde sensible à ce qui se passe !)

A diffuser aux élus, DDEN, commerces, associations !!!

 

Ludovic

Arguments

2 avril 2008

Bonjour,

 

Ci-joint une proposition de texte qui peut permettre de fournir des explications, des arguments.

Elle peut compléter un tract, par exemple, pour ceux qui voudraient plus d’informations.

Arguments dans textes-tracts pdf Arguments pour une école de proximité de qualité

Ludovic

Que faire pour sauver les classes uniques ?

1 avril 2008

La première serait que l’opinion finisse par être « au courant » de la valeur et l’originalité de ces classes, en premier lieu toutes les organisations d’enseignants, de parents, de citoyens qui militent pour l’école. Le problème, c’est que leur « valeur » et leur originalité sont dérangeante. Défendre l’école rurale de façon générale est plus facile et ça ne mange pas trop de pain… mais c’est complètement inefficace. Lorsque nous avons pu, momentanément, enrayer la machine éradicative, c’est en mettant en avant les résultats et les pratiques surprenantes des CU. En mettant en avant leur « modernité ». Une petite partie de l’opinion a alors dressé un peu l’oreille. Et puis les CU ont cessé d’être un cheval de bataille, y compris pour les ruraux. Et en avant la concentration, les établissements publics intercommunuaux, etc.

Ce qui est d’autant plus navrant, c’est que les CU constituent des lieux d’innovation (ancestraux !) que l’on ne peut taxer d’idéologiques, même les groupuscules anti-pédagogiques réactionnaires ne peuvent s’y frotter. On peut les sortir des polémiques dont se régalent les chantres du b a ba. Il n’y a rien à créer, il n’y a qu’à constater ce qui se passe là où l’on ne peut pas faire autrement que faire de la « pédagogie » !

La disparition des CU est beaucoup plus grave qu’on ne le pense : c’est la disparition de la dernière preuve que les destructeurs actuels de l’école on tort. C’est le dernièr bastion naturel, le dernier recours d’une « autre école » possible. Ce ne sera pas un vestige qui disparaîtra mais la dernière perspective du futur dont on n’avait qu’à s’inspirer un peu. Les urbains seront les premiers à le payer.

Qu’est-ce qu’on peut faire ? une mobilisation générale. Encore faudrait-il que les premiers intéressés y croient. Encore faudrait-il qu’ils soient soutenus par tous ceux à qui il reste un peu de pouvoir, de notoriété, de moyens, d’astuce, d’audience, de courage… Ce sont les petites choses, les choses simples, les graines, qui sont à sauvegarder en priorité absolue. Mais on n’en est pas encore à creuser le Groenland pour y conserver les graines de classes uniques ou à mobiliser les écolos pour placer quelques oursons de CU dans les Pyrénées !

Bernard Collot

Lettre de Jean-Michel Clément, député

30 mars 2008

Gençay le 31 Mars 2008

 

 

 

Monsieur le Préfet de Région Poitou-Charentes, Préfet de la Vienne,

Monsieur le Recteur de l’Académie de Poitiers,

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

 

 

 

J’ai l’honneur de vous adresser sous ce pli, un appel solennel signé par un ensemble de maires ruraux du Sud de la Vienne, tous concernés par l’avenir du service public de l’enseignement en milieu rural.

 

 

Je m’associe bien évidemment à leurs inquiétudes et à leurs propos que je souhaite relayer avec force par le présent courrier.

 

C’est d’un enjeu de société dont il est question, celui de l’accès à l’éducation pour tous dans des conditions acceptables pour les familles et supportables par les jeunes enfants.

 

L’aménagement du territoire du Sud de la Vienne, ne saurait subir de nouveaux mauvais coups provenant de l’action de l’Etat qui doit à l’inverse veiller à réguler les conditions d’accès de tous les citoyens aux services publics et au premier d’entre eux celui de l’Education.

 

C’est pourquoi, en ma qualité de la Nation, je serai à leurs côtés, ce jour, lors de la manifestation organisée par les élus, les parents d’élèves et les enseignants.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet de Région, Monsieur le Recteur de l’Académie

Monsieur l’Inspecteur d’Académie, en l’expression de ma respectueuse considération.

 

 

 

 

Jean-Michel CLEMENT

Député de la 3ème circonscription de la Vienne

Mails de soutien à Moussac

30 mars 2008

Aux parents, habitants, élus de Moussac

Je ne pourrai malheureusement assister à votre réunion du 27, mais sachez que je suis de tout coeur avec vous. Tenez bon !

Bernard Collot
02 48 54 03 48
http://perso.orange.fr/b.collot/b.collot/

Depuis le temps qu’elle nous fait rêver, votre classe unique, nous qui travaillons dans un paquebot de 310 élèves, et où il est si difficile de retenir le nom de chaque personne. C’est pas possible qu’elle s’arrête. Appelez Nicolas Philibert, envoyez des messages à la presse : tout le monde en France aime les classes uniques et il n’y a que le ministère pour en déplorer le coût. Proposez à une ou deux nouvelles familles de venir habiter dans votre village, enchaînez vous aux grilles du ministère, nous vous soutiendrons…
Amicalement

Au nom de toute l’équipe
Véronique DECKER
Directrice de l’école
Marie CURIE
Cité Karl MARX
93000 BOBIGNY

Je suis très triste d’apprendre que la classe unique de Moussac va fermer.
Cette école reste pour moi comme un but à atteindre.

J’adresse tout mon soutien à Patrick Galland, aux enfants et aux parents qui ont fait vivre cette classe unique (unique à tous points de vue).

Michel Duckit (instituteur en Isère)

Laurent Ott

Docteur en Philosophie, éducateur et enseignant,

Chargé de cours à Paris X- Nanterre en Sciences de l’Education

J’apprends avec une grande émotion la menace qui pèse sur l’école de Moussac ; l’administration ne peut pas continuer à ignorer les trésors qu’elle héberge et à traiter comme quantités négligeables l’implication de l’ensemble des acteurs éducatifs qui font l’école.

Les mots d’ordre à courte vue d’économie de bouts de chandelle ne doivent pas faire illusion ; une éducation globale, durable, respectueuse de l’environnement humain et social local est sans doute la meilleure façon d’employer l’investissement éducatif.

Moussac a connu une renommée importante chez les éducateurs, du fait de son école. Aujourd’hui Moussac reste un symbole. Est-ce la raison de la menace qui pèse sur son école ?

Laurent Ott,

Responsable de projets à l’Ecole de Formation Psychopédagogique (EFPP),

Mél pro: l.ott@efpp.fr

Courriel: laurent.ott@wanadoo.fr

J’espère de tout coeur que Moussac va survivre. Que peut-on faire pour vous soutenir ?
Bon courage à tous.

Isabelle Guiot-Hullot

 

De tout coeur avec vous dans cette lutte contre la bêtise de
l’Administration qui reste dans la logique « marchande » de notre
triste France…
Bonne chance et bon courage !

Un instit exilé en région parisienne dont le coeur reste accroché à
nos belles Cévennes !

Pierre Diény
Ecole Paul Bert
28 rue des Marais
92190 Meudon

 

je suis de tout coeur avec vous pour le maintien de la classe unique à Moussac

même en milieu urbain je suis favorable à ces structures

j’espère que vous arriverez à faire changer d’avis l’administration

Nathalie Benech
classe de cycle 3
Ecole Marie Curie
93000 Bobigny

Bonjour,

 

Je suis enseignante freinet en CP, fille d’enseignants freinet et je tiens par ce courrier à vous adresser tout mon soutien concernant la fermeture de votre école.

 

J’ai durant toute ma scolarité primaire correspondu avec cette école : les débuts de la télématique, de l’informatique, de l’internet, …

 

L’objet du message de Bernard Collot sur la liste freinet m’a ramené quelques années en arrière, vers ce qui m’a permis de me construire, d’apprendre et de m’ouvrir au monde et qui m’a donné envie, plus tard, de partager ces expériences.

 

Si je peux faire quoi que ce soit pour vous aider, faites le moi savoir, ce sera avec plaisir.

 

Nous savons tous ce que c’est que perdre une école, qui plus est une classe unique !

 

Bon courage à tous.

 

Chloé FOUQUER

33 rue de la Seine

76430 TANCARVILLE

fouquer.chlo@wanadoo.fr

02-32-84-31-76

06-07-65-66-34

Bonjour Patrick,

Je te souhaite bonne chance avec tes parents d’élèves pour arriver à
arrêter la machine infernale de la fermeture de classe.
Courage à vous tous.

Coopérativement
Véronique Feutelais IDEM60-80

 

Aux parents d’élèves, aux élus,à l’enseignant de la classe unique de Moussac,

 

Je viens d’apprendre la menace de fermeture qui pèse sur la classe unique de Moussac.. classe symbole d’une longue résistance des petites structures rurales scolaires au rouleau compresseur de l’administration.

Cette classe et ses enseigants ont fait et font toujours la preuve, avec d’autres, que des structures scolaires respectueuses des élèves et de leurs divers itinéraires d’apprentissage étaient non seulement possibles, mais avaient, par rapport aux écoles casernes que sont un certain nombre de grosses structures urbaines, une grande capacité à faire réussir (s’épanouir) les élèves. Même des études commanditées par le ministère ont fait la preuve en leur temps des résultats supérieurs de ces petites écoles. Dans ces classes, un énorme travail de recherche a été entrepris et se poursuit. Au sein de ce courant de recherche, la place de Moussac a toujours été emblématique.

Mon message de soutien n’aura que peu d’efficacité dans la lutte que vous allez engager, mais je ne pouvais manquer de faire ce minimum, en souhaitant qu’il soit accompagé de beaucoup d’autres !

 

 

 

Christian Drevet
280, rue de la voie ferrée
38690 LONGECHENAL
04 76 55 96 31
christian.drevet2@wanadoo.fr

Patrick, j’ai beaucoup appris grâce aux enfants de Moussac, à Bernard
et à toi, via Marelle, les Crepsc, même si on ne s’est peut-être
jamais rencontrés.
Suite à la transmission de l’info par Christian Drevet, j’aimerais en
savoir plus sur les menaces qui pèsent sur ton école et sur ce qu’on
peut faire pour vous aider.
Claude Didier, militant syndicalo-pédagogique, Isère

 

Bonsoir Patrick,

Un message pour, comment dire…, te transmettre tout notre soutien, être de cette façon avec vous pour la mobilisation en cours.

J’ai appris beaucoup de choses dans le sud vienne, tout particulièrement grâce à l’école de Moussac. J’espère donc que ce lieu éducatif extraordinaire pourra continuer à vivre !

Je ne pourrai pas me déplacer mais serai de tout coeur avec vous jeudi soir.

Bon courage à tous

Amicalement,

Anne Bouju Géographe

Pour tous les travaux ce que vous avez fait à Moussac, merci aux
enseignants, parents, enfants.
Ne nous laissons pas abattre par des gens qui ne respectent pas les
droits de l’homme, par des gens qui ne cherchent pas l’émancipation des
peuples mais leur avilissement.
Les responsables officiels n’ont aucune crédibilité, pas même celle d’un
vote au suffrage universel, biaisé par une manipulation orchestrée des
consciences.

Ce sont les mêmes qui dénoncent la Shoah, le Tibet et qui oublient,
quand ça arrange leurs intérêts financiers, le Liban, la Palestine,
l’Afghanistan, l’Irak, la Tchétchénie, les working-poors, les handicapés
français sans auxiliaire de vie à l’école, la liste est longue…

Marc Guyot

 

L’école de Moussac ne doit pas disparaître ! C’est avec grande tristesse que j’ai appris une menace de fermeture.

Depuis tant d’année c’est un phare qui éclaire le chemin de ceux qui essayent d’offrir aux enfants une école où ils peuvent se construire pleinement. Tous mes encouragements à ceux qui se battent pour la sauver.

Bien amicalement

Pascale Bourgeois
57 place Charlemagne
38260 Marcilloles
pascalebourgeois38@orange.fr

 

 

Je ne sais pas si c’est une surprise pour toi, il me semble que tu n’avais pas parlé de cette fermeture à la Toussaint, dans tous les cas je suis désolée pour toi, j’ai essayé d’aller voir l’article de journal mais il n’est plus en ligne. J’espère que jeudi avec les parents vous trouverez les arguments qui convaincront les « autorités », j’ai vécu la fermeture de mon école il y a quelques années, on n’a pas été très soutenus à part par un syndicat, mais en ville ça peut se justifier.

Bon courage en tous cas , j‘attends de vos nouvelles

Sylvie

S. Hospitel

école maternelle Anne Frank

Groupe scolaire Concorde

41 rue Vincent de Paul

59370 Mons en Baroeul

tél : 03.20.04.04.02

 

Bonjour Patrick
Je ne vais pas pouvoir être à la réunion ce soir (autre réunion prévue) mais j’apporte tout mon soutien à cette lutte pour maintenir les écoles concernées par la même logique à l’oeuvre depuis 20 ans, fermer les petites écoles…sans s’occuper des enfants ni des évaluations
amicalement
Yves Jean

 

PATRICK,

CE MAIL DE SOUTIEN PARCE QUE MA SŒUR SOPHIE M’APPPREND QUE L’ECOLE DANS LAQUELLE J’ETAIS INTERVENU EN TANT QU’INTERVENANT THEATRAL IL Y A PLUS DE DIX ANS VA ETRE RAYEE DE LA CARTE SCOLAIRE ET CELA M’ACCABLE. JE N’AVAIS JAMAIS VU TOUT AU LONG DES NOMBREUSES INTERVENTIONS EN MILIEU SCOLAIRE UN TEL CLIMAT DE CLASSE.

L’IMPRESSION D’AVOIR EN FACE DE MOI DES INDIVIDUS INDEPENDANTS ET RESPONSABLES QUI PARLAIENT EN LEUR NOM ET PAS JUSTE POUR AVOIR UNE BONNE NOTE OU ETRE BIEN AVEC LE PROFESSEUR.

JE M’EN SOUVIENS ENCORE COMME D’UNE TRES BELLE EXCEPTION.

JE SUIS SUR QUE TU PARVIENDRAS A INSTAURER UN TEL CLIMAT AVEC D’AUTRES ELEVES (LES CHANCEUX !) MAIS CELA DOIT ETRE UNE EPREUVE POUR TOI ET TOUT LE VILLAGE DE MOUSSAC .

SACHE QUE JE SUIS A TES COTES ET TE SOUTIENS.

BIEN A TOI.

PIERRE LOUIS-CALIXTE

Bonjour Patrick,

j’espère sincèrement que Moussac ne va pas fermer
car si c’est le cas, les C.R.E.P.S.C. vont se voir amputer
de leur fer de lance historique.

Comment leur pardonner, ils savent ce qu’ils font.

Coopérativement
Jean-Claude Mura

 

Bonjour,
Tenez bon! il faut empêcher la fermeture des classes uniques. Celle de moussac comme les autres.

Germaine Paccoud
germaine@paccoud.net
27/03/2008

Bonjour,
Je tenais à vous faire part de mon soutien concernant la fermeture de la classe unique de Moussac.

Que l’on soit gestionnaire soucieux du rapport investissement/retour sur investissement, parent soucieux de l’avenir de ses enfants, responsable de collectivité territoriale soucieux de la vie locale, je ne vois pas comment on peut soutenir une telle mesure. Comment un Etat juste et responsable peut-il cautionner un tel gâchis, sciemment, cyniquement? A moins de n’avouer qu’il cherche l’injustice et se considère irresponsable, et que le recteur aille parler aux parents et leur dire « je choisis de sacrifier vos enfants, votre commune, et j’en porterai la responsabilité ». Toute autre attitude vient ajouter à l’injustice et l’irresponsabilité, l’hypocrisie et la lâcheté.

Sachant que les classes uniques sont à la fois les plus respectueuses de l’enfant et les plus efficaces scolairement, cette fermeture représente un choix coupable à la fois d’injustice et d’inefficience. Injustifiable, donc.

J’espère que vous tiendrez bon et qu’il sera possible de ne pas fermer cette classe.
Si vous mettez en ligne une pétition ou lancez une action, je relaierai.

Hélène Gresso (prévenue par Bernard Collot et Hervé Moullé, que je remercie)

« Je voudrais suivre quelques-unes des procédures–multiformes,
résistantes, rusées et têtues–qui échappent à la discipline, sans
être pour autant hors du champ où elle s’exerce, et qui devraient
mener à une théorie des pratiques quotidiennes… »
Michel De Certeau, _L’Invention du Quotidien_ 1: 146

H. Gresso, Ph.D
The Pennsylvania State University
University Park, PA 16802
Phone: 814-865-9580
Fax: 814-863-1103
hlg7@psu.edu

 

Tout mon soutien à vous…
Qt à moi, je m’apprête à enterrer mon école. Eh oui, la classe unique de Coupray (haute-marne) va également disparaître. L’an passé, une belle résistance ns a permis de « gagner » un an. Ms il semble que cette année, ce soit bien la fin…
Philippe Klein

 

Salut à vous

Bon courage pour les semaines à venir ! Et merci pour les infos
communiquées par Ludovic.
Même si vos emplois du temps risquent d’être chargés, je vous propose de
vous joindre à nous pour la réunion FNER de samedi prochain à Limoges.

Amitiés
Michel Baron Fédération Nationale de l’Ecole Rurale

 

 

Bonjour Patrick,

 

Je découvre le mail de Bernard concernant la fermeture de l’école. Je suppose que vous devez tous être en pleine resistance aussi je vous envoie tout plein de courage et de force pour votre combat,

Tiens nous au courant

 

Nathalie Massé

Classe unique

48400 Vébron

 

 

 

 

 

APPEL SOLENNEL POUR LE MAINTIEN DE LA CARTE SCOLAIRE DANS LE SUD VIENNE

30 mars 2008

Le 31 Mars 2008

 

 

 

Monsieur le Préfet de Région Poitou-Charentes, Préfet de la Vienne,

Monsieur le Recteur de l’Académie de Poitiers,

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

 

 

J’ai l’honneur d’attirer votre attention sur l’avenir du service public de l’éducation en milieu rural.

 

Une nouvelle fois, la carte scolaire est reconsidérée, à la lumière de critères essentiellement quantitatifs.

 

Cette année est une année particulière, en ce sens que les élections locales n’ont pas permis les préalables et indispensables concertations que sont en droit d’attendre l’ensemble des maires ruraux.

 

C’est brutalement, quelques jours seulement après l’installation des conseils municipaux, que nous avons appris les mesures de suppression de classes qui seront présentées aux instances paritaires. Pour la rentrée 2008, ce sont les communes de Joussé, Moussac, Luchapt, et Villemort qui sont visées à ce jour par ces projets de fermeture.

 

Les collectivités locales se battent au quotidien pour améliorer la qualité de l’accueil dans leurs écoles, assumant pleinement l’obligation qui est la leur.

 

Pour le monde rural, c’est bien d’un véritable enjeu de société dont il est question : l’accès à l’éducation pour tous dans des conditions acceptables par les familles et supportables par les jeunes enfants.

 

Aujourd’hui, les calculs d’effectifs ne doivent plus constituer l’unique critère pour décider de maintenir ou fermer une classe, dans un territoire rural comme celui du Sud de la Vienne. D’autres départements ont déjà su adapter la répartition géographique des écoles et des classes en considération de l’aménagement du territoire, en tenant compte de ses forces et faiblesses.

 

C’est pour toutes ces raisons, que solennellement, je vous demande avec tous mes collègues du Sud de la Vienne également concernés, de surseoir à toute décision des fermetures envisagées à ce jour et d’engager la concertation la plus large avec tous les acteurs concernés.

 

 

Le Maire,

lettre de soutien

30 mars 2008

 Ecole Publique de
L’ISLE-JOURDAIN                                                                     L’Isle-Jourdain, le 28 mars 08
 Pour avoir connu le problème de la fermeture d’une classe sur cette rentrée 2007-2008, avec un effectif stable (moins 2 enfants au total), l’association des parents d’élèves de l’école publique de L’Isle-Jourdain, vient, par la présente, apporter son soutien au mouvement de protestation qui réuni aujourd’hui grand nombre d’écoles, d’enseignants et de parents.
 Comment ne pas réagir à de telles décisions aussi insensées qu’infondées ?
IL Y A DE LA VIE EN MILIEU RURAL !

 Que l’on bouge les enseignants en fonction des besoins, pourquoi pas, « logistiquement » parlant, mais que l’on décide la fermeture de classes, voire d’écoles, alors qu’il y a les effectifs pour les remplir, un enseignement de qualité(car pas de sureffectif) et des structures d’accueil à faire pâlir  bon nombre d’écoles urbaines, est une ineptie.

 Que deviendront nos enfants, quand il n’y aura plus d’école publique en milieu rural ?
Les foyers devront-ils endosser la charge des transports scolaires, toujours plus éloignés, alors que le pouvoir d’achat est en baisse ? Une école ferme, et un village se meurt petit à petit…
 N’oublions pas ce slogan des pupilles de la nation qui disait :
« L’école, c’est la vie ! »
 
 Il est à croire qu’il existe aujourd’hui une volonté délibérée de la part de nos institutions de mettre fin à la laïcité…cette même entité qui permet à tous les enfants de pouvoir apprendre jusqu’à l’âge de 16 ans ! Difficile donc, de ne pas politiser le problème !!
 
Comment peut-on redistribuer une carte scolaire convenablement avec un poste d’Inspecteur d’académie à pourvoir ?

La richesse culturelle est la seule richesse qui puisse être accessible par la majorité d’entre nous. Faire en sorte que nos enfants puissent encore y accéder est ce qui nous amène aujourd’hui à être solidaires du mouvement.

Pour que l’éducation reste un droit et un devoir démocratique pour tous et partout.

      Pour l’APE,
      Stéphane Lancereau

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30 mars 2008

Une liste de diffusion électronique de la Coordination pour la Défense des Ecoles Rurales de la Vienne a été créée.

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