DOSSIER ECOLES DE JOUSSE ET PAYROUX

20 avril 2008

Les parents d’élèves

et élus

du RPI JOUSSE / PAYROUX

 

ECOLE PRIMAIRE

PUBLIQUE

 

Commune

de JOUSSE

 

Préparation du CDEN

 

Année scolaire

2008 / 2009

 

 

Les maires, conseillers municipaux et parents d’élèves des communes de Joussé et Payroux, dont notre R.P.I dépend sont très inquiets quant à l’éventualité de la fermeture d’une classe à l’école de Joussé.

 

Nous avons, certes, un cap difficile à passer d’une année, mais nous ne comprenons pas cette décision qui nous a été annoncée courant mars.

 

L’Inspection Académique raisonne de façon comptable et ne tient en aucun compte des éléments que nous lui avons fourni afin de lui démontrer que nos communes sont en pleine expansion et que la fermeture de cette classe ne pourrait être que catastrophique sur la scolarité de nos enfants.

 

Nous allons vous exposer ci-dessous les différents éléments qui doivent être pris en compte à savoir, en premier lieu un bassin d’emploi qui est en pleine expansion, puis des éléments sur la configuration des bâtiments, ensuite la mise en place du transport scolaire et enfin les répercussions d’une fermeture de classe sur la scolarité des enfants.

 

 

                  Le bassin d’emploi

 

Bien que les effectifs soient en baisse pour la rentrée 2008/2009, les communes de Joussé et de Payroux possèdent un bassin d’emploi en pleine expansion :

 

A Joussé :

- MATFA (fabrique de matelas) : une centaine d’employés

- SAS IRIBARREN (travaux publics)

- SVS (entreprise de maçonnerie qui est passée en 2 ans de 15 employés à 36 et qui installe une centrale béton avec à la clé 26 emplois supplémentaires)

- Literie Belle au Bois Dormant

A Payroux :

- Agrandissement de la maison de retraite en cours

- Agrandissement de la Gandillonnerie (réinsertion sociale et familiale pour personnes dépendantes à l’alcool) : 40 lits supplémentaires et donc création de 20 emplois.

L’école maternelle accueille tous les ans les enfants dont les familles sont prises en charge au centre de la Gandillonnerie.

 

A Joussé, un projet de lotissement est en cours (14 lots)

La première maison est en construction et nous accueillerons 2 enfants qui seront scolarisés au sein du RPI.

D’autre part, des logements locatifs viennent de se libérer et la commune accordera la priorité à l’installation de familles avec des enfants

 

Les entrepreneurs des 2 communes nous ont fait part de leurs inquiétudes quant au recrutement de cadres ou d’employés si l’école de Joussé ne disposait plus que d’une classe.

Il est en effet déjà difficile pour certaines familles de se « trouver loin de tout » sans avoir pour autant l’inquiétude de trouver une école qui dispense une instruction dans des conditions normales.

 

 

La configuration des bâtiments

 

L’école de Joussé dispose actuellement de 2 classes de petite taille.

Comment serait-il possible d’accueillir une classe à 4 niveaux dans des locaux étriqués ?

Il est par ailleurs impossible d’effectuer des travaux afin de transformer les 2 classes en une seule puisque celles-ci sont séparées par les bâtiments de la Mairie.

Mme Clisson, Inspectrice de la circonscription de Montmorrillon évoque le fait de rassembler dans les mêmes locaux la maternelle et primaire. Selon la configuration des bâtiments cela est impossible.

Elle invoque aussi le fait de ne pas vouloir que « ses enseignants » se retrouvent seuls dans leur école. C’est pourtant bien ce qui risquerait de se produire : un enseignant seul face à lui-même avec la difficile tâche d’assurer l’instruction de ses élèves.

 

 

De plus des investissements en informatique ou aménagements divers ont été faits afin d’améliorer les conditions d’enseignement. Aujourd’hui, les efforts réalisés par les 2 communes se réduisent à néant.

 

Si la classe des CP/CE1 de l’école de Joussé venait à fermer :

- les CP seraient scolarisés à l’école maternelle de Payroux, faisant de cette classe 5 niveaux avec 31 élèves.

- Les élèves de CE1 iraient dans la classe de cycle 3, ce qui veut dire 2 cycles différents dans une même classe avec 24 élèves et 4 niveaux.

Les élèves ayant des difficultés pourront-ils progresser dans ces conditions ?

Nous nous demandons alors, comment les enseignants en charge de ces classes pourront assurer au mieux l’instruction de nos enfants.

 

 

Les transports scolaires

 

N ‘oublions pas que nous sommes en milieu rural, que les enfants sont transportés dans des bus de 8 places qui parcourent nos routes. Nos transporteurs devront effectuer des tours supplémentaires obligeant les enfants à se lever plus tôt.

 

En conclusion:

-  nous demandons à ce que cette fermeture soit annulée et qu’il nous soit accordé un sursis afin de nous donner la chance de pouvoir étendre notre RPI dans le but de préserver nos écoles.

Une commune sans école est une commune qui se meurt.

Nous nous insurgeons devant les répercussions dramatiques d’une fermeture de classe.

De nombreux parents sont réfractaires aux classes à plusieurs niveaux et prévoient en cas de fermeture d’enlever leurs enfants afin de les scolariser dans des communes qui disposent de meilleurs conditions d’enseignement.

La conséquence serait à court terme la fermeture de l’école de Joussé avec à la clé des conséquences irréversibles :

- le licenciement d’une partie du personnel communal

- la mort de nos commerces

Ainsi, pour toutes ces raisons et pour la sauvegarde de la qualité d’enseignement dans nos communes rurales, nous parents d’élèves et élus , sollicitons votre soutien et demandons l’annulation de la fermeture d’une classe à l’école de Joussé.

 

Nous oeuvrons pour la « réussite de tous » et nous refusons que nos enfants paient les conséquences d’une politique mathématique et sans humanité.

DOSSIER ECOLE DE MOUSSAC

20 avril 2008

Les parents d’élèves

de MOUSSAC SUR VIENNE

cartemoussac.bmp

Code de l’éducation : loi 98-12-1998, circulaire du 3.7.2003; jurisprudence.

« Toute commune doit posséder une école élémentaire, mais peut toutefois être autorisée à s’unir à une ou plusieurs communes pour l’établissement et l’entretien d’une école intercommunale. »

La commune de Moussac sur Vienne possède une école élémentaire et veut la conserver.

A l’approche du CDEN, Nous vous sollicitons afin de vous présenter nos arguments et notre souhait que la décision de fermeture de notre école soit annulée.

En effet, cette décision induirait des conséquences dramatiques pour notre commune. Cette situation priverait, non seulement, plusieurs personnes d’emploi : une assistante animatrice diplômée (présente sur le temps scolaire), une adjointe d’animation qualifiée (animatrice des accueils péri et extra-scolaire), un agent d’entretien, mais menacerait aussi la médiathèque, située à côté de l’école, le local jeunes, les commerces : le service de restauration scolaire assuré « Chez Sylvie » qui s’approvisionne « Au relais de la Vienne », l’épicerie du village.

Que deviendront Nos Services, Nos Commerces ?

Mais surtout, cette décision pénaliserait les familles et leurs enfants qui verraient leur journée allongée par un trajet regrettable. Alors qu’ils disposent, sur leur commune, d’une école à la pointe de la technologie (pionnière dans l’utilisation des NTIC), De récents aménagements ont été réalisés pour l’accueil des petits (5365 €), ainsi que les années précedentes : Une salle périscolaire(184 325 €), une remise aux normes électriques et chauffage (2977,62 €), Mise en place d’une alarme et changement de la porte d’entrée (3111 €) et l’ équipement informatique (3744 €).

Pourquoi devons-nous garder notre école ?

Pour préparer l’avenir de nos enfants dans les meilleures conditions.

Pour conserver une école au coeur du village et de la vie associative (participation aux commémorations du 8 mai et du 11 novembre, chansons au Noël du « club du temps libre »…).

Pour laisser la chance à nos enfants d’évoluer dans une classe unique et de proximité où ils sont protegés de la fatigue et de la violence des grands groupes.

Dans cette école, nos enfants bénéficient de l’émulation d’une classe multi-âges,et donc de la stimulation des apprentissages, l’acquisition des notions d’entraide et de coopération entre les âges et la socialisation par la communication (via NTIC) avec le Réseau d’Ecoles Rurales Vienne Gartempe et avec l’école de Ricotte au Sénégal (correspondance depuis plusieurs années).

Dans notre classe unique, nos enfants apprennent la citoyenneté, à être des individus à part entière, l’autonomie, à user de la prise de parole en public.

L’enseignant n’est plus le seul référent pour les apprentissages et n’a plus pour unique rôle de les dispenser aux enfants: il est garant de la structure de la classe dans laquelle évoluent les enfants et les accompagne dans leurs apprentissages. Et cela est plus efficace si l’on en croit les enquêtes et rapports du ministère.

Nous avons la chance en tant que parents, élus, de tenir une place importante dans la vie de notre école et de notre village où nous sommes présents, actifs et impliqués grâce à des relations quotidiennes ce qui est loin d’être le cas dans les écoles où les enfants sont amenés par le transport scolaire…

Nous ne sommes pas d’accord avec les arguments évoqués par l’ administration, l’enseignant n’est pas seul, une assistante animatrice diplômée le seconde sur le temps scolaire et il est régulièrement en relation avec ses collègues du Réseau.

Mr Galland Patrick est en poste depuis 12 ans et son prédécesseur, Mr Collot Bernard a occupé ce poste pendant 18 ans, votre argument de  » Turn Over » ne s’applique pas à l’école de Moussac. De plus, au moins deux enseignants ont contacté l’école et sont intéressés par le poste.

A l’administration de le mettre au mouvement des personnels 2008.

Certains enfants pleuraient pour aller à l’école, depuis qu’ils sont scolarisés à Moussac ils pleurent quand ils la quittent et demandent même à y aller pendant les vacances . Nous constatons tous que les 14 enfants inscrits à l’école de Moussac sont totalement épanouis.

L’épanouissement n’est-il pas la base d’un enseignement de qualité ?

Le Maire et le Conseil Municipal soutiennent depuis le début, l’école de Moussac. La commune dispose d’une population rajeunissante installée récemment et a fait l’acquisition de terrains qu’elle a fait viabiliser.

Qui voudra investir et s’installer à Moussac si le village n’a plus son école ?

C’est pour toutes ces raisons que nous souhaitons vivement conserver notre école, notre classe unique.

Pour que l’enfant vive,

Pour que l’école publique vive,

Pour que le village de Moussac vive…

Marlène et Carole (Mamans)

 

 

 

Ecole de Moussac-sur-Vienne : Etat des lieux et perspectives.

 

Pour comprendre le fonctionnement « ouvert » de l’école de Moussac, il convient, au préalable, de préciser le contexte dans lequel s’inscrit la vie de cette classe unique dans la vie locale.

 

Au départ, il y a maintenant plus de trente ans, naît, par la volonté de l’instituteur Bernard Collot la liaison étroite entre l’école et la vie du village, mise au service des apprentissages fondamentaux. Cette volonté, a été reconnue comme fondée et validée par les échanges entre les praticiens-chercheurs et les publications au sein des Centres des recherches et d’Etudes sur les Petites Structures et la Communication (www.marelle.org). C’est ainsi que les parents et les élus ont été convaincus et partie prenante, tout au long des années, pour animer une intense vie locale autour du concept de « l’éducation permanente », c’est-à-dire la mise à disposition de toute la population du village d’un outil de formation de proximité.

Cette dynamique rencontrera des échos favorables d’écoles voisines, et c’est ainsi que naîtra le Réseau d’Ecoles Rurales Vienne-Gartempe, officialisé en 1995, reconnu véritablement en décembre 1998, suite à la circulaire du 17/12/98 intitulée « L’avenir du système éducatif en milieu rural isolé : mise en place des réseaux d’écoles rurales et de collèges ». Toute l’entreprise repose sur le patient travail de toute une communauté.

En 1996, le départ à la retraite de Bernard Collot et la venue d’un « nouveau », Patrick Galland, fera la démonstration que la démarche entreprise il y a maintenant trente cinq ans pour « sauver » l’école du village était  valide : l’ouverture de l’école non seulement perdure, mais évolue naturellement vers de nouvelles perspectives, dans le même esprit, pour les mêmes objectifs : une école de qualité dans un environnement valorisé, à l’échelle humaine.

Le partenariat permanent enfants-parents-instituteur-habitants-élus confirme ainsi chaque jour l’intérêt et la sérieuse nécessité de la permanence de ce système de responsabilisation citoyenne. Il va de soi que ce partenariat suit une dynamique sinusoïde voire rencontre parfois des difficultés qui ont toujours , jusqu’à présent, été résolues. C’est logique et inhérent à la vie du village…

Car l’école de Moussac, c’est d’abord l’accueil cette année scolaire 2007-08 de 14 enfants 4 jours par semaine de 8h15 à 18h, par le jeu combiné de la présence de 3 adultes : l’instituteur, une assistante de vie sous l’égide de l’association « Une Ecole Un Village », et une animatrice rétribuée par la mairie. Tous les enfants bénéficient d’une initiation aux échecs grâce à une technicienne qui intervient deux heures par semaine.

C’est aussi un accueil le mercredi, le samedi, et durant les vacances scolaires, grâce à la transformation d’une partie du préau en salle d’accueil péri-scolaire et à l’implication de la commune dans un contrat éducatif local en partenariat avec les associations sportives et culturelles locales.

L’école de Moussac, c’est aussi la possibilité de s’initier aux nouvelles technologies d’information et de communication (Internet, images numériques) comme simplement de venir chercher un livre, un document, pour les enfants, les adolescents, les adultes. Des collégiens, des étudiants y sont venus saisir sur ordinateur des mémoires, des recherches, des devoirs. Des adultes à la recherche d’un emploi sont venus fabriquer des CV grâce aux logiciels professionnels mis à leur service. Cette activité a permis de trouver les fonds nécessaires pour convertir l’ancien logement de fonction en une véritable bibliothèque-médiathèque gérée par une association : « Medi@Moussac ».

C’est à l’école que se réunit l’association « Une Ecole Un Village » chaque premier lundi du mois pour organiser la vie de l’école, échanger des idées, débattre des questions éducatives au sens large, entreprendre le projet d’école, mettre au point les différentes rencontres villageoises autour de la musique, du théâtre, de la danse, de récréations diverses.

C’est encore à l’école qu’un comité de rédaction travaille le soir à la production du journal local « L’Ajhasse ». C’est aussi le lieu où ont débuté les répétitions de la chorale « Chantaisies » sous la direction de l’instituteur, un ensemble vocal qui se produit à l’occasion  des fêtes musicales locales et dans le département.

Les enfants de l’école chantent aussi pour les aînés du Club du Temps Libre lors d’une rencontre inter-générations à la mi-décembre et en juin pour le grand pique-nique du village. C’est naturellement aussi que les enfants participent aux commémorations nationales en s’associant aux cérémonies du 11 novembre et du 8 mai mettant en pratique le devoir de mémoire entretenu à l’école.

Il y a là, incontestablement, une entreprise qui permet à toute une communauté de vivre et s’instruire mutuellement pour le bien de tous.

 

Analyse de la situation de l’école.

 

 

Avantages à considérer : (au regard d’inconvénients trop souvent évoqués)

 

  • présence d’un même maître, source de sécurité et assurance d’une certaine continuité de la relation.
  • présence du même maître durant plusieurs années, qui permet l’étalement des expériences, le suivi des enfants donc l’individualisation des acquisitions, l’établissement de structures plus stables, l’équipement suivant une certaine cohérence, une meilleure connaissance du milieu…
  • présence des petits intéressante pour les grands comme stimulant créatif et champ d’exercice du tutorat, et vice-versa présence des grands comme stimulant socialisant.
  • pas de transport pour tous les enfants, au contraire le trajet fait partie de l’environnement éducatif. Cependant, un taxi a dû être mis en place pour garder des enfants habitant dans un hameau du village situé à 3 km.
  • faible effectif : milieu à dimension humaine pour l’enfant, calme, sécurité affective, meilleure connaissance possible des uns et des autres.
  • développement dans un environnement préhensible : points de repère déjà posés, extension en cercles concentriques, utilisation plus facile de cet environnement comme bagage culturel, caractéristiques intéressantes de ce milieu (nature)
  • espace disponible important : 3 salles, une cour, un préau, un jardin.
  • osmose entre l’environnement familial et immédiat et l’école.
  • la proximité du chef-lieu permet aux familles un choix d’école. C’est aussi un avantage en ce qui concerne l’appui des parents à l’école et à la pédagogie qui y est pratiquée avec succès depuis longtemps.

 

 

 

Structures actuelles de la classe :

 

La classe est organisée en ateliers permanents permettant une pédagogie différenciée. Les enfants fonctionnent avec un plan de travail hebdomadaire (papier + tableaux), la journée est ponctuée par les réunions institutionnelles et rythmée par les échanges de toute nature qui fondent le système. Les acquisitions plus « scolaires » sont gérées par fichiers auto-correctifs et par didacticiels individualisés. Des projets sont en cours : arts plastiques, musique, films d’animation, échanges avec les copains du réseau d’écoles rurales par Webzine, correspondance coopérative avec le Sénégal, préparation d’un spectacle musical, d’expositions, jardinage, journal hebdomadaire, activités sportives USEP…

 

Chaque jour, les enfants doivent s’essayer à écrire un texte (aidés), réaliser un travail en maths, en lecture, en orthographe, en éveil. Ils gèrent leurs projets personnels qu’ils peuvent présenter lors des réunions. De la même façon, ils apprennent à gérer la messagerie (Internet, fax…).

La classe est intégrée depuis plusieurs années à des réseaux aux niveaux local, national et international par l’utilisation des technologies nouvelles de communication.

Les activités sont en très grande partie impulsées par les informations en provenance de ces réseaux qui viennent s’ajouter aux entrées informatives locales et/ou sont réalisées pour ces réseaux.

Elles sont régulées et ordonnées quotidiennement par les plans de travail et les réunions institutionnelles (quoi de neuf chaque matin, messagerie-courrier-plans de travail en fin d’après-midi, conseil de vie coopérative chaque vendredi matin en lieu et place du quoi de neuf) de façon à ce qu’elles puissent :

  • d’une part être réalisées individuellement, par groupe ou collectivement
  • d’autre part à ce que les apprentissages puissent s’effectuer à travers elles et les objectifs de chaque cycle atteints

 

La distinction est très nette entre :

  • les activités induites par des situations réelles
  • les activités spécifiques aux difficultés de chaque enfant.

 

L’ensemble classe-réseaux constitue un lien permanent de nécessité et d’utilisation des « lire-écrire » (du langage écrit traditionnel au langage mathématique).

La gestion de l’ensemble est faite de façon coopérative.

L’informatique facilite le fonctionnement général en offrant de nombreux outils d’expression et de communication : fax, messagerie électronique, forums de discussions, visio-conférence, traitement numérique de l’image, activités de mathématiques et d’écriture à plusieurs via Internet. Pour mémoire, 8 ordinateurs sont en service.

Ces outils sont naturellement utilisés par tous les enfants et par l’instituteur lui permettant ainsi de travailler en relation avec l’équipe pédagogique du Réseau d’Ecoles Rurales Vienne-Gartempe et de rompre son isolement.

 

 

 

 

Détails de fonctionnement par rapport à la communication au Réseau d’Ecoles Rurales Vienne Gartempe :

 

Les outils de communication sont ouverts et accessibles en permanence, du matin au soir.

Lorsqu’un fax arrive, l’enfant qui est le plus proche en prend connaissance et le communique à l’intéressé si c’est un message personnel, ou bien le traite lui-même et il en réfèrera à la réunion prévue, ou le signale à tous si besoin, ou…

La messagerie électronique de la boîte-classe est gérée depuis une machine dédiée par les enfants à tour de rôle. Les messages sont répartis en fonction de leur sujet et la réunion servira à réguler le travail de lecture et d’écriture.

Le Webzine du Réseau est également ouvert, pour consultation et écriture.

Le journal de la classe « La Fourmilière-Hebdo », qui a une fréquence bi-hebdomadaire de parution est également en forme permanente sur une machine dédiée. Des pages électroniques peuvent être publiées sur le Webzine, sur les pagettes du site Marelle et une version papier sera tirée et un exemplaire gratuit remis à chaque enfant pour figurer dans le cahier de vie personnel. Un exemplaire de ce journal est bien sûr envoyé à chaque école du Réseau Vienne-Gartempe ainsi qu’à d’autres correspondants, notamment les copains de l’école de Ricotte au Sénégal.

Les traces des différents échanges prennent place en affichage puis dans des classeurs accessibles et consultables à l’envi, ainsi que dans des dossiers électroniques dans un ordinateur dédié.

Une machine est également dédiée à la visio-conférence, ouverte en permanence dans un espace privé et opérationnelle sur simple appel. C’est cet outil qui a notamment permis l’écriture collective d’un conte fantastique avec la classe unique de La Puye, finalisé sur un CD-Rom : « L’Histoire de Beauvoir ». A noter que ce projet a pris naissance lors d’une classe de découverte réalisée en réunissant nos deux classes au château de Beauvoir, en début d’année scolaire.

La communication prend aussi, par cet exemple, appui sur la rencontre physique entre 2 ou plusieurs classes du Réseau.

Les échanges entre adultes enseignants du Réseau s’opèrent fréquemment par le biais d’une liste électronique privée et par une rencontre physique mensuelle.

La liaison entre les villages, plus difficile à réaliser, prend appui via les écoles sur des messages –rares- entre les APE, les mairies, et sur la parution du journal Rézo@Com à raison de 3 numéros par an. Cette liaison est opérante surtout autour de la préparation du Carnaval du Réseau, qui a lieu chaque année dans un des 8 villages.

 

Nos écoles rurales à petites structures sont performantes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nos écoles rurales à petites structures sont performantes, oui!

 Et ce n’est pas nous qui le disons…

       Un peu d’histoire d’abord… En 1989, un rapport d’un conseiller (Mauger) du ministre de l’Éducation Nationale de l’époque (JOSPIN) propose qu’on ferme toutes les écoles de moins de trois classes sous prétexte qu’elles seraient archaïques, qu’elles défavoriseraient les enfants…

       Quelques mois plus tard, en 1990, une étude commandée par l’Education Nationale elle-même(Françoise Oeuvrard de la Direction de l’Evaluation et de la Prospective du ministère de l’Education Nationale) qui devait confirmer ce lieu commun partagé de tous, le contredit complètement: « Le niveau de connaissance des élèves de ces petits établissements  est identique – voire supérieur – à celui de l’ensemble des élèves en CE2 et en 6ème ». En même temps, elle indique que le rural comporte plus de classes défavorisées que la moyenne du territoire. Ces résultats sont obtenus quelle que soit la pédagogie employée. Branle-bas de combat chez les politiques et leurs courroies de transmission: rien n’est diffusé…

       Un groupe d’enseignants, de parents, d’enseignants « ploucs » a connaissance de ces résultats. Un contre-rapport est écrit et envoyé à Jospin, à la presse. La Fédération Nationale de l’Ecole Rurale naît au Vigeant dans la Vienne, elle rassemble déjà plus de 30 départements. Le ministère de l’Education Nationale décide de ne pas appliquer les propositions du rapport Mauger… Depuis, tous les rapports officiels publiés confirment ces premiers résultats qui ont surpris:

1993: Rapport Mingat-Ogier (Management de l’Education, de la Formation et de la Culture) « on peut tenir comme validée l’idée que l’on apprend davantage dans des classes à cours multiples que dans des classes à un seul cours. »

1993: Rapport Ferrier-Vandevoorde (Inspection Générale de l’Education Nationale) « la classe à un seul cours obtient des résultats moins bons que la classe à deux cours; et dans la classe à deux niveaux, les performances des élèves sont nettement moins bonnes que dans la classe à trois cours. Ces résultats vont à l’encontre des instructions données aux inspecteurs d’Académie… »

1997: Mission Lebossé (Ministère chargé de l’enseignement scolaire) « en zone rurale, là où les classes à plusieurs cours sont majoritaires, les résultats des élèves sont supérieurs à la moyenne nationale. Les petites écoles sont reconnues comme étant des lieux d’innovation pédagogique dans une dynamique de compensation de l’isolement, ressenti par les maîtres. »      

La Puye, comme dans les autres écoles du Réseau associatif des écoles rurales Vienne-Gartempe, en est un bon exemple : l’école est en réseau depuis 1982 ; elle communique (et rencontre) grâce à un équipement de pointe (qu’envient bien des écoles d’ailleurs !) tous les jours, toute la journée, avec d’autres groupes classes isolés…Du coup, cet inconvénient initial lié à l’isolement est transformé en avantage : celui de permettre l’utilisation de multiples supports vrais et motivants aux apprentissages fondamentaux: lire, écrire, raisonner, calculer…

2005 : résultats de l’Observatoire National de l’Ecole Rurale (Y. Alpe, chercheur universitaire et F. Champollion, Inspecteur d’Académie) : « L’école rurale, notamment dans ses formes de scolarisation spécifiques, contrairement aux préjugés qui avaient cours jusque dans les années 1990, vaut d’abord par la qualité de ses résultats dans les disciplines de base, français et mathématiques. »                                     

 Site officiel à consulter :   http://www.grenoble.iufm.fr/rural/

 

DOSSIER ECOLE DE NEUIL L’ESPOIR

18 avril 2008

Les Parents d’Elèves de Nieuil l’Espoir

ECOLE ELEMENTAIRE DE NIEUIL L’ESPOIR

Préparation de CDEN Année scolaire 2008 /2009

L’Inspection Académique a décidé de fermer une classe à l’école élémentaire de Nieuil l’Espoir. Nous ne comprenons pas cette décision basée sur une logique comptable qui ne prend pas en considération les spécificités de notre commune. En effet, comme nous vous le montrerons ci-après, notre commune est en pleine expansion, l’accueil des enfants y est potentialisé et une fermeture de classe à l’école élémentaire ne pourrait avoir que des conséquences néfastes sur la scolarité de nos enfants.

A l’approche du CDEN, nous sollicitons de votre bienveillance la prise en compte de nos arguments et l’annulation de cette décision de fermeture.

 

La commune de NIEUIL L’ESPOIR Nieuil l’Espoir est une commune située à 20 km au sud-est de Poitiers et regroupe 2246 habitants. La commune présente une augmentation de la population avec une politique de constructions importante. A l’heure actuelle, 2 lotissements sont en cours de réalisation et un 3ème est en projet. L’objectif municipal est d’atteindre les 3000 habitants. La commune est attrayante puisqu’elle allie la vie d’un village de campagne, des infrastructures multiples (base aquatique, aire naturelle de jeux avec étang de pêche, des terrains de football, de rugby, de tennis, une toute nouvelle médiathèque…) et la proximité de Poitiers. La commune est vivante avec 22 artisans, 11 commerçants, une vie associative très riche (21 associations) et l’ouverture du Centre de Réadaptation Cardiaque. Mais tous ces arguments ne valent rien si la commune ne propose pas aussi une école de qualité sans classe surchargée. L’accueil des enfants Nieuil l’Espoir propose une crèche halte-garderie et un relais d’assistantes maternelles qui accueillent les tout-petits. Depuis la rentrée 2007 (et la fermeture d’une classe en école maternelle), les 81 enfants de 3 à 6 ans sont répartis sur 3 classes (soit 27 enfants/ classe). Indéniablement les conditions d’accueil et l’accompagnement personnalisé des enfants en maternelle se sont déjà dégradés depuis la fermeture d’une classe l’année dernière. De plus la prise en charge des enfants de 2 ans est impossible du fait des effectifs surchargés. L’école élémentaire accueille 166 élèves répartis sur 7 classes ce qui permet aux classes de niveau simple d’avoir 25 élèves et aux classes à double niveau entre 19 (CP-CE1) et 24 (CM1-CM2) enfants. Pour la rentrée 2008, 156 enfants sont déjà inscrits. La fermeture d’une classe obligerait les enfants à être 28/classe (en CM1 et CM2) pour les niveaux simples et 26 pour les classes à double niveau. Ces calculs ne prennent pas en compte d’éventuelles inscriptions supplémentaires (habituelles au 3ème trimestre) et d’éventuels redoublements. De plus, 30 enfants rentreront en Grande Section de Maternelle à la rentrée 2008 donc à peu près le même nombre arrivera au CP à la rentrée 2009. Les enfants à l’école élémentaire Aujourd’hui, les 166 élèves (35 CP, 34 CE1, 35 CE2, 28 CM1, 34 CM2) sont répartis sur 7 classes, ce qui permet de respecter les cycles pédagogiques (cycle 2 : GS-CP-CE1 ; cycle 3 :CE2-CM1-CM2) et d’avoir des classes à double niveau moins chargées. Ces effectifs permettent un accompagnement individualisé de chaque enfant et la réalisation de projets pédagogiques élaborés. Ces éléments permettent à l’école élémentaire de Nieuil l’Espoir de présenter un bon niveau scolaire à la fin du CM2. En cas de fermeture d’une classe : il y aurait une classes chargée (25 élèves) constituée de CE1 (cycle 2) et de CE2 (cycle 3). Nous n’ignorons pas que ces deux cycles pédagogiques sont difficiles à gérer ensemble et malgré toute la confiance que nous accordons à nos enseignants, nous pensons que certains élèves seraient pénalisés la prise en charge individualisée des enfants sera plus difficile avec 28 élèves/classe les projets pédagogiques seront aussi plus complexes à mettre en place et risquent donc d’être moins enrichissants Comment ne pas en conclure que le niveau scolaire va baisser ? Que nos enfants (et leur avenir) ne vont pas en pâtir ?

Enfin, les locaux de l’école étant assez étriqués, les enfants vont être entassés dans des classes qui n’ont pas été prévues pour de tels effectifs. Et il n’existe pas de salle permettant une activité commune suffisamment grande pour accueillir un regroupement ponctuel des CE2 du double niveau avec une classe du même cycle qu’eux. Qui va encore en pâtir au jour le jour ? Nos enfants ! En résumé La fermeture d’une classe à l’école élémentaire de Nieuil l’Espoir est prévue alors que : – la commune est en pleine expansion, – le « creux » des entrées au CP cette année n’est que passager, – une fermeture de classe désorganiserait la répartition des enfants par classe en dépit de toute logique pédagogique, – les locaux sont trop étriqués pour accueillir convenablement de tels effectifs/classe, – les enfants pâtiront d’une diminution logique de la qualité d’enseignement du fait d’une répartition des niveaux forcément aberrante, d’effectifs/classe trop chargés, de projets pédagogiques plus difficiles à mettre en œuvre…

Pour ces raisons, les Parents d’élèves de Nieuil l’Espoir attirent votre attention sur la décision de l’Inspection Académique de fermer une classe de l’école élémentaire. Nous sollicitons de votre bienveillance le soutien de notre dossier au cours de CDEN et l’annulation de cette décision de fermeture.

Réunion de la coordination jeudi 17 avril

15 avril 2008

Réunion de coordination pour la défense des écoles rurales de la vienne
Jeudi 17 avril à 20h30
salle polyvalente de Moussac

- bilan des actions/calendrier
- quelles suites à donner
- mobilisation nationale

Le CTP a eu lieu, mais rien n’est joué.

emoticoneProchaine étape le CDEN.

emoticoneLa mobilisation continue.

Merci à chaque président(e) d’APE et à chacun de bien vouloir faire circuler cette invitation aux familles des écoles, aux élus, enseignants, amis et partenaires, tous ceux qui sont concernés par l’avenir de l’école rurale.

 

Patrick, Moussac

 

cellule de crise

13 avril 2008

Bonjour à tous….

Voilà, je vois que certains sont contents car leurs classes sont maintenues… que d’autres s’épuisent car se sentent seuls…
Je viens aujourd’hui vous parler car il nous faut bouger des montagnes et pour cela il faut être nombreux….
Il est vrai comme chacun le sait qu’il y a un problème urgent : on nous supprime classe, 1/2 poste, écoles… On nous empêche d’ouvrir des classes alors que cela est nécessaire… Nous devons donc nous mobiliser pour manifester… Oui mais cela ne suffit pas…

Une liste de diffusion et un blog sont essentiels pour communiquer, c’est extraordinaire déjà d’avoir mis cela en place… Merci… Mais il faut aussi qu’on aille plus loin… Cela ne suffit pas…

Le problème est d’ampleur, comme vous le savez…

Mais il est à mon sens plus vaste… Et on est tous concernés… En plus des fermetures immédiates, il faut garder à l’esprit que c’est toute l’école rurale qui est concernée… Ce pour quoi nous nous battons aujourd’hui, va se reproduire demain et après demain…
Je ne cherche pas à vous démotiver mais à vous bousculer… Vos classes aujourd’hui ne sont qu’un moindre problème face à l’ampleur que cela va prendre… C’est très grave…
- On attaque les classes et écoles de petits effectifs.
- On surcharge des classes sans s’occuper des enfants.
- On nous compte comme des données comptables, des quantités.
- On attaque l’éducation même de nos petites structures… les quantités seraient garantes de bonne éducation et non la qualité de la formation même.
- On attaque nos libertés. Nous n’aurons plus le choix de notre école, plus le choix de notre lieu de vie.
- On attaque les différences pédagogiques seulement parce qu’on ne les connaît pas, sans s’y intéresser.
- On compare sans s’occuper des contraintes matérielles, techniques, pédagogiques…
- On compare en s’appuyant sur une seule méthode comme si elle avait « force de loi ».
- On prône une recette d’éducation soit disant issue du progrès sans tenir compte des enfants et de leurs différences, les capacités et vitesse d’apprentissage de chacun, les méthodes qui ont fonctionnées par le passé… Comme si la diversité n’existait pas.
- On refuse et efface en haut lieu tous conseils de chercheurs et spécialistes qui étudiaient chaque « question » et proposaient des idées pour améliorer.
- On s’en prend aux classes uniques pour toutes ces raisons, en nous donnant de fausses informations (les élèves ne peuvent apprendre correctement vu leurs différences d’âge, les instits ne veulent pas travailler dans ces structures, c’est trop lourd pédagogiquement… et j’en passe…). Tout cela est fallacieux.
Mais ce qui dérange le plus là dedans, c’est la différence et le manque de possibilité de juger le fonctionnement de ces classes par la quantité.
Nous sommes dans une société de consommation, qui prône les bienfaits de la ville. Et la qualité de vie est vue qu’au travers du progrès industriel en oubliant que nous sommes tous différents et qu’il faut des contraires pour que le monde existe (le jour est lumière que si la nuit existe…)

Il nous faut donc organiser une cellule de crise qui aurait donc plusieurs volets
- Il est évident pour tous que travailler sur les manifestations c’est super. Mais il nous faut pour cela organiser… des réunions avec les différentes ape pour voir ce que l’on fait en manifestation, trouver des idées nouvelles pour se faire voir… Les listes de diffusion permettent le relais mais il faut, je pense que les représentants de chaque ape se rencontrent de temps à autre pour que le débat soit actif et en direct, pour que nous sentions tous l’énergie qui nous anime et que cette énergie puisse nous soutenir dans les moments de découragement…
- Je pense qu’il est essentiel de faire en plus d’autres réunions inter-ape pour organiser un travail de fond. Je suis en train de mon côté de recenser et étudier les articles, rapports gouvernementaux, études, … concernant l’école rurale, la classe unique, l’éducation… en vue de réaliser un dossier défendant les valeurs qui sont les nôtres… Le travail est colossal donc il va me falloir de l’aide… Il y a plein de dossiers à lire, trier, classer…. rechercher…, et pas seulement dans l’urgence des fermetures programmées… C’est l’école rurale qu’il faut protéger… Bouger les mentalités, informer de ce qu’est la réalité, faire la peau des préjugés……. C’est là qu’on va trouver les énergies et arguments à rétorquer… Je pense qu’il est essentiel d’être nombreux aussi dans ce second souffle…. et cela peut servir à tous.

voici quelques idées pour commencer le travail de fond….
-
vous qui avez une expérience de la classe unique
Je suis persuadée qu’il faut constituer un dossier défendant la classe unique auprès de l’IA. Mme Contal (inspectrice de l’académie par intérim) est pleine de préjugé et ignorante de la réalité… A nous de la mettre au courant.
Je vous demande votre aide pour le constituer : articles, réflexions, expériences personnelles (enseignants, parents…), ce qui vous parait essentiel à y faire paraître…
La Puye et Nieuil l’Espoir sont déjà en  »branle ».
A nous de jouer.
En attendant de tous vous rencontrer…

- Joussé-Payroux, Lavoux-Liniers-La Chapelle Moulière et autres regroupements, nous avons besoin de vous.
Vous serait-il possible de recueillir et de nous faire part de vos expériences.
Quels sont les avantages et inconvénients que vous avez constaté dans votre regroupement ? Pour vos enfants, pour vous les parents, pour votre commune, pour les élus, pour les instits ?
Pouvez-vous recueillir des données financières et techniques auprès de vos élus quant à la charge du regroupement pour chaque commune ?
Merci de votre aide.

- Avis aux structures moyennes.
Votre position est difficile puisque vous n’avez pas la « sécurité des postes » qu’ont les grosses écoles avec beaucoup d’élèves ou en ZEP, mais vous n’avez pas non plus la particularité d’une classe unique ou d’une très petite structure ! Vous êtes coincés entre les 2 et vous avez parfois le sentiment que vos difficultés « existentielles » sont un peu oubliées !
Nous avons tous des particularités, des avantages et des inconvénients et c’est pour cela qu’il faut se battre ! Pouvez-vous nous faire un bilan de vos difficultés, de vos avantages ?…
Vos idées sont les bienvenues…

Sachez que la proposition est valable pour toute l’école rurale….
Le but du jeu est de créer le trouble et de jeter une petite pierre dans l’engrenage… La goutte d’eau qui va faire déborder le vase…

Pour ce qui est des documents dont je parlais tout à l’heure
- pour l’instant, j’ai parcouru les sites officiels et commencé à recencer les rapports gouvernementaux et docs officiels, études… Tout ce qui peuvent être intéressants pour notre mouvement et j’en ai fait une liste… Je n’ai eu le temps d’en lire que quelques uns mais la liste circule parmi les parents d’élèves de la Puye, et quelques personnes d’autres Ape venues se joindre à ce travail… pour éplucher les docs et relever les passages qui sont intéressants.
Il reste encore beaucoup de rapports à rechercher… et je m’y emploie…. mais c’est un peu long… Il reste aussi à organiser le dépouillement des docs et les comptes rendus de ceux qui ont été lu, car pour l’instant rien n’est fait de ce côté là… Si vous voulez faire parti de ce travail…
Ces documents peuvent porter sur : la vie des élèves, les conditions, la classe unique ou le multiâge, les regroupements, les écoles rurales, la place des parents, l’école primaire, l’école élémentaire, la pédagogie, les lieux d’enseignement… et la liste n’est pas exaustive..

L’objectif est de recueillir des infos, passages pouvant nous servir pour appuyer l’un ou l’autre de nos propos. de trouver des nouvelles « idées », arguments auquels on n’auraient pas pensé… et de donner toujours les références des pages en question pour que nous puissons tous relire les dits passages, pour que nous ayons pas besoin de rechercher ceux-ci pour les introduire dans les dossiers que l’on va constituer…

Valérie Favre
Vice -présidente de La Puye.
se propose de récolter les rapports et textes
pour un travail de fond pour la défense de l’école rurale et classe unique
lolamaie@free.fr ou lolamalival@gmail.com

Mobilisation générale pour sauver le soldat « classes uniques »

11 avril 2008

Les classes uniques sont en première ligne sous le couperet du « redéploiement » de la carte scolaire. Apparemment cela ne concerne qu’une microscopique poignée d’Astérix, pourquoi en faire un cheval de bataille national ?

Les classes uniques ont toujours constitué un problème. Problème pour les enseignants qui se voient mal dispatcher simultanément une manne scolaire, dûment découpée, à 5 ou 6 niveaux différents (ils ont bien raison, c’est impossible !). Problème pour les parents qui croient innocemment au bien-fondé de ce qu’on leur ressasse. Problème pour l’administration pour qui elles sont, pédagogiquement, incontrôlables ! Elles sont indigérables pour l’école industrielle.

Leur vrai problème, c’est que ça marche ! Un véritable mystère !

Lorsque les travaux imprudemment diligentés par le ministère ont démontré que leurs résultats étaient même supérieurs à la moyenne nationale (Oeuvrard, 1990), la surprise était d’autant plus grande que ces conclusions étaient établies sur l’ensemble des CU, c’est à dire des classes dont une grande partie étaient occupées par des débutants, certaines avec un turnover démentiel.

Bien sûr, dans un bon nombre aussi, se sont développées des pédagogies pour le moins surprenantes et peu conformes aux idées admises d’un taylorisme scolaire de bon ton, et ce quasi clandestinement, tout au moins sans tapage.

Pour couronner le tout, voilà que, dans ces microstructures, ce sont les parents et les élus qui se battent becs et ongles pour conserver ce dont normalement ils devraient se débarrasser. Seraient-ils plus stupides et portant moins d’intérêt que les autres à la réussite de leurs enfants ? Une tache dans le marasme généralisé et bentolinien à propos de l’école.

Il y a belle lurette que ceci aurait dû intriguer nos ministres, nos pédagogues patentés, l’administration, les associations de parents, les syndicats d’enseignants, les citoyens. Mais non, ignorance totale et le prétexte de la carte scolaire pour ne surtout plus avoir à s’interroger.

Que dirait-on, dans notre très ultralibérale société où l’entreprise est reine, d’une entreprise en difficulté qui se débarrasserait de son seul secteur qui marche sans même chercher à savoir pourquoi il marche ? et pour une économie de bout de chandelle qui lui coûtera bien plus cher en recherches de productivité jamais trouvée.

Bien sûr, on se doute que découvrir les raisons de l’efficience des classes uniques pourrait être très dérangeant pour le système, les croyances sur lesquelles il s’est bâti, ce qu’on projette d’y injecter, la stabilité de l’opinion sur laquelle on s’appuie.

Lorsque les dernières classes uniques auront disparu, c’est à dire dès cette année, au plus tard l’an prochain, il n’y aura plus aucun îlot prouvant qu’une alternative est possible. Plus aucun îlot ordinaire (des enfants ordinaires, des enseignants ordinaires, des parents ordinaires, des élus ordinaires) sur lesquels s’appuyer, plus aucun îlot vieux de décennies à au moins observer. On perd un laboratoire qui ne coûte rien, qui n’a même pas à être expérimenté.

Il ne s’agit pas de sauver quelques privilégiés de l’école au détriment de la masse. Il s’agit de préserver une fenêtre ouverte, une possibilité peut-être à étudier, avant que la chape de plomb de l’industrialisation scolaire n’étouffe tout.

C’est le même combat que celui du développement durable, de l’écologie, de toutes les alternatives. Les dernières fermes biologiques scolaires auront disparu d’ici un an, contrairement à leurs homologues de l’agriculture. Mais elles n’ont été défendues par personne, et pourtant l’école n’a plus que des consommateurs.

Nous appelons donc à une mobilisation générale pour empêcher leur éradication qu’elles qu’en soient les raisons invoquées.

Que l’on soit parents de classe unique ou non, futurs parents, anciens parents, enseignants, pédagogues, paysans, ouvriers, intellectuels, de gauche, de droite ou d’ailleurs, élus, simples citoyens, que l’on ait d’autres convictions éducatives, que l’on n’ait jamais mis les pieds dans une classe unique, peu importe : les préserver c’est conserver une dernière graine dont on ne sait pas si demain on n’en aura pas un besoin urgent pour sauver les meubles scolaires. On le fait bien à plus grand frais dans les silos du Groenland pour les espèces végétales.

Signez, faites signer, diffusez, publiez de toute urgence la pétition suivante : http://marelle.org/petitions (pour un observatoire des classes uniques)

 

Bernard COLLOT, ancien instit de classe unique, Centres de Recherches des Petites Structures et de la Communication

Nouveau mouvement

10 avril 2008

tract14avril2.jpg

Lundi 14 avril 2008 au car (centre d’animation régional) de Montmorillon à 17h se tiendra une réunion de la communauté de commune du montmorillonnais.

Nous aussi, nous serrons présents afin de distribuer ce tract aux maires et autres personnes invités à cette réunion(que nous ne souhaitons pas perturber).                             

Rendez-vous lundi à partir de 16h30

« Une école, un village »

 

Pétition

4 avril 2008

Voici la pétition pour l’école de proximité dans la Vienne.

Cette pétition sera remise au Préfet, à l’Inspectrice d’Académie et au Recteur.

Signez-là, imprimez-là, faites la signer !!!

Qui pouvons nous faire signer ? Les parents, les habitants du village, des villages voisins, les élus… tout le monde !

Pour la signer sur internet, vous trouverez le lien dans le menu de droite.

A vos stylos, à vos claviers !

 

PS : pour ajouter un lien sur votre site, votre blog :

Pétition dans Initiatives petition-1

Le loup tapis au …dernier rang

3 avril 2008

Je suis en passe de grand désarroi,

Et savez-vous pourquoi ?

Egalité, liberté, fraternité

Sont de jolis mots

Mais devenus abstraits, périmés

Voir même galvaudés

Pour nos enfants, plus de voies

Voies de science ou de garage

Pour que le libéralisme s’enfle, se gonfle

Et gronde encore

Combien d’écoles rurales

 Faudra-t-il sacrifier ?

Car il ne faut surtout pas se leurrer

La liberté de penser, d’apprendre différemment

Et mis à mal méchamment

Poser des questions, s’interroger n’est plus de saison

Sinon il y a les portes de la prison

Prison d’état mais aussi

Prison de notre conscience et de notre inconscience

Les deux heures de trajet pour qu’ils aillent pointer

C’est pour les habituer.

Nos marmots n’auront qu’à bien se tenir

Fichés dès 3 ans…

Pour leur plus grande sécurité, évidemment

Empêtrés de citoyenneté bon marché

Pensant à 8 ans quel métier peut rapporter

Ou, selon l’habitus, à quel âge le chômage commencé

Des rires, des jeux, des conneries de camaraderie

Voilà ce que j’aimerais leur prédire

D’apprendre intelligemment, sans contrainte d’examen puant

Que tout soit prétexte à la connaissance et à l’apprentissage

Sage

Sachant se questionner et s’émouvoir

Devant un papillon, un vieux grimoire

Réalisant à chaque instant

Que leur vie leur appartient

Qu’ils l’ont bien entre leurs mains

Mais aujourd’hui,

« Ils » ferment les classes, les écoles

Sans se soucier de l’enfant

Le gouvernement ne respecte pas le contrat

Et offre le pire pour récolter le meilleur :

Une main d’œuvre soumise et mal payée.

Les fossés vont se creuser

De plus en mal

Et mon cœur, mon âme

Saignera plus que jamais d’avoir procréé

Pour n’avoir rien de mieux à leur donner.

Mais, il y a encore l’espoir

De voir

De loin en loin

Se lever des mains, monter les poings

De dire non au dictats de l’état

De montrer que nous sommes là

Pour mieux se réapproprier

La vie que l’on nous avait spoliée

Et vaille que vaille

Fouler les interdits policiers

Qui protègent les intérêts capiteux et capitaux

Des bourgeois et non des prolos.

 Marie-Line BON

Jeudi 3 avril à La Puye

3 avril 2008

Aujourd’hui, l’école a été occupée en soutien aux écoles menacées dans le département…

De nombreux parents et amis de l’école étaient présents avec les banderoles.

La presse est venue ce matin.

Ce soir, les parents parlaient de reconduire l’action à demain.

Ludovic, La Puye

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