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Appel du 5 mai

Mercredi 30 avril 2008

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Vous êtes bien sur tous invités

Carole

DOSSIER ECOLE DE MOUSSAC

Dimanche 20 avril 2008

Les parents d’élèves

de MOUSSAC SUR VIENNE

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Code de l’éducation : loi 98-12-1998, circulaire du 3.7.2003; jurisprudence.

« Toute commune doit posséder une école élémentaire, mais peut toutefois être autorisée à s’unir à une ou plusieurs communes pour l’établissement et l’entretien d’une école intercommunale. »

La commune de Moussac sur Vienne possède une école élémentaire et veut la conserver.

A l’approche du CDEN, Nous vous sollicitons afin de vous présenter nos arguments et notre souhait que la décision de fermeture de notre école soit annulée.

En effet, cette décision induirait des conséquences dramatiques pour notre commune. Cette situation priverait, non seulement, plusieurs personnes d’emploi : une assistante animatrice diplômée (présente sur le temps scolaire), une adjointe d’animation qualifiée (animatrice des accueils péri et extra-scolaire), un agent d’entretien, mais menacerait aussi la médiathèque, située à côté de l’école, le local jeunes, les commerces : le service de restauration scolaire assuré « Chez Sylvie » qui s’approvisionne « Au relais de la Vienne », l’épicerie du village.

Que deviendront Nos Services, Nos Commerces ?

Mais surtout, cette décision pénaliserait les familles et leurs enfants qui verraient leur journée allongée par un trajet regrettable. Alors qu’ils disposent, sur leur commune, d’une école à la pointe de la technologie (pionnière dans l’utilisation des NTIC), De récents aménagements ont été réalisés pour l’accueil des petits (5365 €), ainsi que les années précedentes : Une salle périscolaire(184 325 €), une remise aux normes électriques et chauffage (2977,62 €), Mise en place d’une alarme et changement de la porte d’entrée (3111 €) et l’ équipement informatique (3744 €).

Pourquoi devons-nous garder notre école ?

Pour préparer l’avenir de nos enfants dans les meilleures conditions.

Pour conserver une école au coeur du village et de la vie associative (participation aux commémorations du 8 mai et du 11 novembre, chansons au Noël du « club du temps libre »…).

Pour laisser la chance à nos enfants d’évoluer dans une classe unique et de proximité où ils sont protegés de la fatigue et de la violence des grands groupes.

Dans cette école, nos enfants bénéficient de l’émulation d’une classe multi-âges,et donc de la stimulation des apprentissages, l’acquisition des notions d’entraide et de coopération entre les âges et la socialisation par la communication (via NTIC) avec le Réseau d’Ecoles Rurales Vienne Gartempe et avec l’école de Ricotte au Sénégal (correspondance depuis plusieurs années).

Dans notre classe unique, nos enfants apprennent la citoyenneté, à être des individus à part entière, l’autonomie, à user de la prise de parole en public.

L’enseignant n’est plus le seul référent pour les apprentissages et n’a plus pour unique rôle de les dispenser aux enfants: il est garant de la structure de la classe dans laquelle évoluent les enfants et les accompagne dans leurs apprentissages. Et cela est plus efficace si l’on en croit les enquêtes et rapports du ministère.

Nous avons la chance en tant que parents, élus, de tenir une place importante dans la vie de notre école et de notre village où nous sommes présents, actifs et impliqués grâce à des relations quotidiennes ce qui est loin d’être le cas dans les écoles où les enfants sont amenés par le transport scolaire…

Nous ne sommes pas d’accord avec les arguments évoqués par l’ administration, l’enseignant n’est pas seul, une assistante animatrice diplômée le seconde sur le temps scolaire et il est régulièrement en relation avec ses collègues du Réseau.

Mr Galland Patrick est en poste depuis 12 ans et son prédécesseur, Mr Collot Bernard a occupé ce poste pendant 18 ans, votre argument de  » Turn Over » ne s’applique pas à l’école de Moussac. De plus, au moins deux enseignants ont contacté l’école et sont intéressés par le poste.

A l’administration de le mettre au mouvement des personnels 2008.

Certains enfants pleuraient pour aller à l’école, depuis qu’ils sont scolarisés à Moussac ils pleurent quand ils la quittent et demandent même à y aller pendant les vacances . Nous constatons tous que les 14 enfants inscrits à l’école de Moussac sont totalement épanouis.

L’épanouissement n’est-il pas la base d’un enseignement de qualité ?

Le Maire et le Conseil Municipal soutiennent depuis le début, l’école de Moussac. La commune dispose d’une population rajeunissante installée récemment et a fait l’acquisition de terrains qu’elle a fait viabiliser.

Qui voudra investir et s’installer à Moussac si le village n’a plus son école ?

C’est pour toutes ces raisons que nous souhaitons vivement conserver notre école, notre classe unique.

Pour que l’enfant vive,

Pour que l’école publique vive,

Pour que le village de Moussac vive…

Marlène et Carole (Mamans)

 

 

 

Ecole de Moussac-sur-Vienne : Etat des lieux et perspectives.

 

Pour comprendre le fonctionnement « ouvert » de l’école de Moussac, il convient, au préalable, de préciser le contexte dans lequel s’inscrit la vie de cette classe unique dans la vie locale.

 

Au départ, il y a maintenant plus de trente ans, naît, par la volonté de l’instituteur Bernard Collot la liaison étroite entre l’école et la vie du village, mise au service des apprentissages fondamentaux. Cette volonté, a été reconnue comme fondée et validée par les échanges entre les praticiens-chercheurs et les publications au sein des Centres des recherches et d’Etudes sur les Petites Structures et la Communication (www.marelle.org). C’est ainsi que les parents et les élus ont été convaincus et partie prenante, tout au long des années, pour animer une intense vie locale autour du concept de « l’éducation permanente », c’est-à-dire la mise à disposition de toute la population du village d’un outil de formation de proximité.

Cette dynamique rencontrera des échos favorables d’écoles voisines, et c’est ainsi que naîtra le Réseau d’Ecoles Rurales Vienne-Gartempe, officialisé en 1995, reconnu véritablement en décembre 1998, suite à la circulaire du 17/12/98 intitulée « L’avenir du système éducatif en milieu rural isolé : mise en place des réseaux d’écoles rurales et de collèges ». Toute l’entreprise repose sur le patient travail de toute une communauté.

En 1996, le départ à la retraite de Bernard Collot et la venue d’un « nouveau », Patrick Galland, fera la démonstration que la démarche entreprise il y a maintenant trente cinq ans pour « sauver » l’école du village était  valide : l’ouverture de l’école non seulement perdure, mais évolue naturellement vers de nouvelles perspectives, dans le même esprit, pour les mêmes objectifs : une école de qualité dans un environnement valorisé, à l’échelle humaine.

Le partenariat permanent enfants-parents-instituteur-habitants-élus confirme ainsi chaque jour l’intérêt et la sérieuse nécessité de la permanence de ce système de responsabilisation citoyenne. Il va de soi que ce partenariat suit une dynamique sinusoïde voire rencontre parfois des difficultés qui ont toujours , jusqu’à présent, été résolues. C’est logique et inhérent à la vie du village…

Car l’école de Moussac, c’est d’abord l’accueil cette année scolaire 2007-08 de 14 enfants 4 jours par semaine de 8h15 à 18h, par le jeu combiné de la présence de 3 adultes : l’instituteur, une assistante de vie sous l’égide de l’association « Une Ecole Un Village », et une animatrice rétribuée par la mairie. Tous les enfants bénéficient d’une initiation aux échecs grâce à une technicienne qui intervient deux heures par semaine.

C’est aussi un accueil le mercredi, le samedi, et durant les vacances scolaires, grâce à la transformation d’une partie du préau en salle d’accueil péri-scolaire et à l’implication de la commune dans un contrat éducatif local en partenariat avec les associations sportives et culturelles locales.

L’école de Moussac, c’est aussi la possibilité de s’initier aux nouvelles technologies d’information et de communication (Internet, images numériques) comme simplement de venir chercher un livre, un document, pour les enfants, les adolescents, les adultes. Des collégiens, des étudiants y sont venus saisir sur ordinateur des mémoires, des recherches, des devoirs. Des adultes à la recherche d’un emploi sont venus fabriquer des CV grâce aux logiciels professionnels mis à leur service. Cette activité a permis de trouver les fonds nécessaires pour convertir l’ancien logement de fonction en une véritable bibliothèque-médiathèque gérée par une association : « Medi@Moussac ».

C’est à l’école que se réunit l’association « Une Ecole Un Village » chaque premier lundi du mois pour organiser la vie de l’école, échanger des idées, débattre des questions éducatives au sens large, entreprendre le projet d’école, mettre au point les différentes rencontres villageoises autour de la musique, du théâtre, de la danse, de récréations diverses.

C’est encore à l’école qu’un comité de rédaction travaille le soir à la production du journal local « L’Ajhasse ». C’est aussi le lieu où ont débuté les répétitions de la chorale « Chantaisies » sous la direction de l’instituteur, un ensemble vocal qui se produit à l’occasion  des fêtes musicales locales et dans le département.

Les enfants de l’école chantent aussi pour les aînés du Club du Temps Libre lors d’une rencontre inter-générations à la mi-décembre et en juin pour le grand pique-nique du village. C’est naturellement aussi que les enfants participent aux commémorations nationales en s’associant aux cérémonies du 11 novembre et du 8 mai mettant en pratique le devoir de mémoire entretenu à l’école.

Il y a là, incontestablement, une entreprise qui permet à toute une communauté de vivre et s’instruire mutuellement pour le bien de tous.

 

Analyse de la situation de l’école.

 

 

Avantages à considérer : (au regard d’inconvénients trop souvent évoqués)

 

  • présence d’un même maître, source de sécurité et assurance d’une certaine continuité de la relation.
  • présence du même maître durant plusieurs années, qui permet l’étalement des expériences, le suivi des enfants donc l’individualisation des acquisitions, l’établissement de structures plus stables, l’équipement suivant une certaine cohérence, une meilleure connaissance du milieu…
  • présence des petits intéressante pour les grands comme stimulant créatif et champ d’exercice du tutorat, et vice-versa présence des grands comme stimulant socialisant.
  • pas de transport pour tous les enfants, au contraire le trajet fait partie de l’environnement éducatif. Cependant, un taxi a dû être mis en place pour garder des enfants habitant dans un hameau du village situé à 3 km.
  • faible effectif : milieu à dimension humaine pour l’enfant, calme, sécurité affective, meilleure connaissance possible des uns et des autres.
  • développement dans un environnement préhensible : points de repère déjà posés, extension en cercles concentriques, utilisation plus facile de cet environnement comme bagage culturel, caractéristiques intéressantes de ce milieu (nature)
  • espace disponible important : 3 salles, une cour, un préau, un jardin.
  • osmose entre l’environnement familial et immédiat et l’école.
  • la proximité du chef-lieu permet aux familles un choix d’école. C’est aussi un avantage en ce qui concerne l’appui des parents à l’école et à la pédagogie qui y est pratiquée avec succès depuis longtemps.

 

 

 

Structures actuelles de la classe :

 

La classe est organisée en ateliers permanents permettant une pédagogie différenciée. Les enfants fonctionnent avec un plan de travail hebdomadaire (papier + tableaux), la journée est ponctuée par les réunions institutionnelles et rythmée par les échanges de toute nature qui fondent le système. Les acquisitions plus « scolaires » sont gérées par fichiers auto-correctifs et par didacticiels individualisés. Des projets sont en cours : arts plastiques, musique, films d’animation, échanges avec les copains du réseau d’écoles rurales par Webzine, correspondance coopérative avec le Sénégal, préparation d’un spectacle musical, d’expositions, jardinage, journal hebdomadaire, activités sportives USEP…

 

Chaque jour, les enfants doivent s’essayer à écrire un texte (aidés), réaliser un travail en maths, en lecture, en orthographe, en éveil. Ils gèrent leurs projets personnels qu’ils peuvent présenter lors des réunions. De la même façon, ils apprennent à gérer la messagerie (Internet, fax…).

La classe est intégrée depuis plusieurs années à des réseaux aux niveaux local, national et international par l’utilisation des technologies nouvelles de communication.

Les activités sont en très grande partie impulsées par les informations en provenance de ces réseaux qui viennent s’ajouter aux entrées informatives locales et/ou sont réalisées pour ces réseaux.

Elles sont régulées et ordonnées quotidiennement par les plans de travail et les réunions institutionnelles (quoi de neuf chaque matin, messagerie-courrier-plans de travail en fin d’après-midi, conseil de vie coopérative chaque vendredi matin en lieu et place du quoi de neuf) de façon à ce qu’elles puissent :

  • d’une part être réalisées individuellement, par groupe ou collectivement
  • d’autre part à ce que les apprentissages puissent s’effectuer à travers elles et les objectifs de chaque cycle atteints

 

La distinction est très nette entre :

  • les activités induites par des situations réelles
  • les activités spécifiques aux difficultés de chaque enfant.

 

L’ensemble classe-réseaux constitue un lien permanent de nécessité et d’utilisation des « lire-écrire » (du langage écrit traditionnel au langage mathématique).

La gestion de l’ensemble est faite de façon coopérative.

L’informatique facilite le fonctionnement général en offrant de nombreux outils d’expression et de communication : fax, messagerie électronique, forums de discussions, visio-conférence, traitement numérique de l’image, activités de mathématiques et d’écriture à plusieurs via Internet. Pour mémoire, 8 ordinateurs sont en service.

Ces outils sont naturellement utilisés par tous les enfants et par l’instituteur lui permettant ainsi de travailler en relation avec l’équipe pédagogique du Réseau d’Ecoles Rurales Vienne-Gartempe et de rompre son isolement.

 

 

 

 

Détails de fonctionnement par rapport à la communication au Réseau d’Ecoles Rurales Vienne Gartempe :

 

Les outils de communication sont ouverts et accessibles en permanence, du matin au soir.

Lorsqu’un fax arrive, l’enfant qui est le plus proche en prend connaissance et le communique à l’intéressé si c’est un message personnel, ou bien le traite lui-même et il en réfèrera à la réunion prévue, ou le signale à tous si besoin, ou…

La messagerie électronique de la boîte-classe est gérée depuis une machine dédiée par les enfants à tour de rôle. Les messages sont répartis en fonction de leur sujet et la réunion servira à réguler le travail de lecture et d’écriture.

Le Webzine du Réseau est également ouvert, pour consultation et écriture.

Le journal de la classe « La Fourmilière-Hebdo », qui a une fréquence bi-hebdomadaire de parution est également en forme permanente sur une machine dédiée. Des pages électroniques peuvent être publiées sur le Webzine, sur les pagettes du site Marelle et une version papier sera tirée et un exemplaire gratuit remis à chaque enfant pour figurer dans le cahier de vie personnel. Un exemplaire de ce journal est bien sûr envoyé à chaque école du Réseau Vienne-Gartempe ainsi qu’à d’autres correspondants, notamment les copains de l’école de Ricotte au Sénégal.

Les traces des différents échanges prennent place en affichage puis dans des classeurs accessibles et consultables à l’envi, ainsi que dans des dossiers électroniques dans un ordinateur dédié.

Une machine est également dédiée à la visio-conférence, ouverte en permanence dans un espace privé et opérationnelle sur simple appel. C’est cet outil qui a notamment permis l’écriture collective d’un conte fantastique avec la classe unique de La Puye, finalisé sur un CD-Rom : « L’Histoire de Beauvoir ». A noter que ce projet a pris naissance lors d’une classe de découverte réalisée en réunissant nos deux classes au château de Beauvoir, en début d’année scolaire.

La communication prend aussi, par cet exemple, appui sur la rencontre physique entre 2 ou plusieurs classes du Réseau.

Les échanges entre adultes enseignants du Réseau s’opèrent fréquemment par le biais d’une liste électronique privée et par une rencontre physique mensuelle.

La liaison entre les villages, plus difficile à réaliser, prend appui via les écoles sur des messages –rares- entre les APE, les mairies, et sur la parution du journal Rézo@Com à raison de 3 numéros par an. Cette liaison est opérante surtout autour de la préparation du Carnaval du Réseau, qui a lieu chaque année dans un des 8 villages.

 

Nos écoles rurales à petites structures sont performantes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nos écoles rurales à petites structures sont performantes, oui!

 Et ce n’est pas nous qui le disons…

       Un peu d’histoire d’abord… En 1989, un rapport d’un conseiller (Mauger) du ministre de l’Éducation Nationale de l’époque (JOSPIN) propose qu’on ferme toutes les écoles de moins de trois classes sous prétexte qu’elles seraient archaïques, qu’elles défavoriseraient les enfants…

       Quelques mois plus tard, en 1990, une étude commandée par l’Education Nationale elle-même(Françoise Oeuvrard de la Direction de l’Evaluation et de la Prospective du ministère de l’Education Nationale) qui devait confirmer ce lieu commun partagé de tous, le contredit complètement: « Le niveau de connaissance des élèves de ces petits établissements  est identique – voire supérieur – à celui de l’ensemble des élèves en CE2 et en 6ème ». En même temps, elle indique que le rural comporte plus de classes défavorisées que la moyenne du territoire. Ces résultats sont obtenus quelle que soit la pédagogie employée. Branle-bas de combat chez les politiques et leurs courroies de transmission: rien n’est diffusé…

       Un groupe d’enseignants, de parents, d’enseignants « ploucs » a connaissance de ces résultats. Un contre-rapport est écrit et envoyé à Jospin, à la presse. La Fédération Nationale de l’Ecole Rurale naît au Vigeant dans la Vienne, elle rassemble déjà plus de 30 départements. Le ministère de l’Education Nationale décide de ne pas appliquer les propositions du rapport Mauger… Depuis, tous les rapports officiels publiés confirment ces premiers résultats qui ont surpris:

1993: Rapport Mingat-Ogier (Management de l’Education, de la Formation et de la Culture) « on peut tenir comme validée l’idée que l’on apprend davantage dans des classes à cours multiples que dans des classes à un seul cours. »

1993: Rapport Ferrier-Vandevoorde (Inspection Générale de l’Education Nationale) « la classe à un seul cours obtient des résultats moins bons que la classe à deux cours; et dans la classe à deux niveaux, les performances des élèves sont nettement moins bonnes que dans la classe à trois cours. Ces résultats vont à l’encontre des instructions données aux inspecteurs d’Académie… »

1997: Mission Lebossé (Ministère chargé de l’enseignement scolaire) « en zone rurale, là où les classes à plusieurs cours sont majoritaires, les résultats des élèves sont supérieurs à la moyenne nationale. Les petites écoles sont reconnues comme étant des lieux d’innovation pédagogique dans une dynamique de compensation de l’isolement, ressenti par les maîtres. »      

La Puye, comme dans les autres écoles du Réseau associatif des écoles rurales Vienne-Gartempe, en est un bon exemple : l’école est en réseau depuis 1982 ; elle communique (et rencontre) grâce à un équipement de pointe (qu’envient bien des écoles d’ailleurs !) tous les jours, toute la journée, avec d’autres groupes classes isolés…Du coup, cet inconvénient initial lié à l’isolement est transformé en avantage : celui de permettre l’utilisation de multiples supports vrais et motivants aux apprentissages fondamentaux: lire, écrire, raisonner, calculer…

2005 : résultats de l’Observatoire National de l’Ecole Rurale (Y. Alpe, chercheur universitaire et F. Champollion, Inspecteur d’Académie) : « L’école rurale, notamment dans ses formes de scolarisation spécifiques, contrairement aux préjugés qui avaient cours jusque dans les années 1990, vaut d’abord par la qualité de ses résultats dans les disciplines de base, français et mathématiques. »                                     

 Site officiel à consulter :   http://www.grenoble.iufm.fr/rural/