Archive de la catégorie ‘Initiatives’

-Carte scolaire rentrée 2009 Lettre aux Maires

Vendredi 14 novembre 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

logoAPEPAssociation de Promotion de l’Ecole publique de Proximité dans la Vienne

20 rue Font Forêt 86150 Moussac

tél 05 40 42 84 96 fax 09 72 52 66 05

adpepp@gmail.com

 

Moussac, le 8 novembre 2008

Madame, Monsieur le Maire,

Notre association, créée rapidement l’an dernier en réaction aux fermetures de classes et d’écoles sur le département a entraîné une forte mobilisation et compte aujourd’hui plus de 300 membres. Nous sommes désormais organisés et toujours aussi déterminés à défendre l’école publique de proximité. C’est pourquoi nous vous alertons dès maintenant face au danger qui menace nos écoles maternelles et élémentaires.

En ce moment, l’Inspection Académique recueille auprès de vos écoles, les estimations d’effectifs d’élèves pour la rentrée 2009.

Ces estimations permettront d’élaborer une première mouture de la prochaine carte scolaire dès la fin novembre, début décembre.

Pour cette prochaine rentrée, nous savons déjà que le primaire accueillera 13600 enfants supplémentaires par rapport à cette année et que le gouvernement a décidé la suppression de 6500 postes d’enseignants dans les écoles maternelles et élémentaires en France.

Nous vous contactons dès aujourd’hui pour vous alerter et vous inviter à être dès à présent très vigilants sur les décisions que pourrait prendre l’Inspection Académique.

Il nous parait évident que la Vienne sera touchée au même titre que les autres départements: ces suppressions de postes mettront en danger nos enfants, leurs apprentissages, nos communes et par extension la survie même de notre territoire rural.

Trois écoles ont été fermées cette année et nombre de classes ont été supprimées ou n’ont pas été ouvertes malgré des besoins réels pour l’enseignement de nos enfants. Cela induit de lourdes conséquences:

- de longs transports scolaires pour de jeunes enfants (le coût des transports étant supporté par les communes),

- des classes surchargées (mauvaises conditions pour un accompagnement personnalisé des apprentissages et pour la gestion de la violence),

- l’obligation de refuser dans certaines communes la scolarité des enfants de moins de trois ans révolus (la prise en charge du personnel des futurs « jardins d’enfants » sera certainement pour les communes)…

Ce n’est pas avec ce genre de mesures purement budgétaires que le nombre d’enfants en difficulté à l’école va diminuer !!!

Cette année nous disons STOP et souhaitons dès à présent lancer un signal fort aux personnes qui décident de la carte scolaire. Nous sommes tous concernés par cette problématique : les enfants, les parents, les enseignants et bien sûr les élus.

Nous proposons donc que chaque commune demande un rendez-vous auprès de l’Inspection Académique afin de défendre l’Ecole de la République. Cette démarche que vous pouvez initier avec les parents d’élèves de vos écoles, a pour but de montrer que nous sommes tous vigilants et prêts à défendre la qualité de nos écoles et par là même, l’avenir de nos enfants.

En vous souhaitant bonne réception, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur le Maire à l’expression de nos salutations respectueuses.

L’Association pour la Promotion de l’Ecole publique de Proximité dans la Vienne (APEP86)

Lettre ouverte de l’APEP

Samedi 17 mai 2008

                                                                                        Le 16 MAI 1908

 

 Madame l’Inspectrice d’Académie de la Vienne, Monsieur le Recteur, Monsieur le Préfet,

             Nous avions souhaité, soutenus par les principaux syndicats enseignants, la FCPE, la FNER et de nombreux élus de bords politiques différents,  une réunion de travail rassemblant autour de la même table :

-          Monsieur le Recteur puisque c’est lui qui détient la marge de manœuvre des postes et le rapport direct au ministre

-          Monsieur  le Préfet ou son représentant, président du CDEN

-          Madame l’Inspectrice d’Académie responsable de la mise en place de la carte scolaire

-          des élus, des parents et des enseignants composant notre association

Cette rencontre rapidement organisée était un engagement de M. Palisse du Rectorat, engagement réitéré mardi midi 13 mai devant témoins.

Aujourd’hui et malgré tous les appuis que nous avons déjà obtenus dans notre démarche constructive de promotion de l’école de proximité, nous n’avons obtenu de votre part que de fausses promesses de réunion de travail. Nous prenons acte de votre refus de fait et nous souhaitons que tous les citoyens puissent avoir connaissance que notre démarche constructive et coopérative ne vous intéresse pas. Nous le regrettons surtout pour nos enfants, pour nos villages, pour nos quartiers, pour notre pays.

            Nous ne sommes donc pas venus au rendez-vous  fixé ce soir par madame l’inspectrice d’académie dans la mesure où il s’agissait d’une réception de délégation, la énième depuis la publication de la carte scolaire. Nous avons pu de nombreuses fois déjà mesurer sa qualité d’écoute qui ne donne lieu à aucune suite, mise à part la publication de communiqués de presse. Aucun argumentaire, aucun document de travail ne nous a été remis depuis le 14 mars, date à laquelle nous nous sommes constitués en coordination. Cette manière de confisquer ou d’occulter le débat public sur la question de l’école qui nous concerne tous, ne nous semble pas digne d’un pays démocratique.

          
De notre côté, nous avons produit un document de travail d’une centaine de pages qui a été remis le 13 mai au rectorat, à l’Inspection Académique, au Conseil Général, à la Préfecture, aux organisations syndicales et de représentants de parents d’élèves et envoyé au Ministère de l’Education Nationale auprès duquel nous avons sollicité un rendez-vous. Nous sommes actuellement en train de le faire parvenir aux députés et sénateurs de la Vienne, aux conseillers régionaux ainsi qu’aux différents acteurs de l’aménagement du territoire. Nous tenons à ce propos à dénoncer les conditions déplorables d’accueil notamment à l’inspection académique où les portes ont été fermées devant nous, nous interdisant définitivement l’accès à ce bâtiment pourtant ouvert normalement au public. Ce document comporte des arguments généraux et particuliers aux territoires ainsi que des éléments nouveaux sur chaque situation de fermeture qui n’avaient pas été pris en compte dans cette carte scolaire que nous constatons si mal préparée.

 

 

Nous renouvelons en préalable notre demande de moratoire suspendant les fermetures de classes tant qu’une concertation n’aura pas eu lieu avec et entre les acteurs des territoires de la Vienne.

Dans ce cas, nous proposons de nous mettre au travail dès aujourd’hui : nous avons réfléchi à une organisation de travail, à des thématiques, à un échéancier que nous sommes prêts vous soumettre. Il nous parait essentiel que les différents acteurs de tous niveaux, du nôtre et du vôtre, collaborent pour de bon.

 

En espérant que vous serez sensible à notre volonté de vous aider à construire une école dont nous pourrons être tous fiers, recevez, Madame l’Inspectrice d‘Académie de la Vienne, monsieur le Recteur et monsieur le Préfet, l’expression de nos salutations respectueuses.

 

 

                                                                                                                L’APEP 86

       

 

Appel du 5 mai

Mercredi 30 avril 2008

appel5maiimage.jpg 

Vous êtes bien sur tous invités

Carole

cellule de crise

Dimanche 13 avril 2008

Bonjour à tous….

Voilà, je vois que certains sont contents car leurs classes sont maintenues… que d’autres s’épuisent car se sentent seuls…
Je viens aujourd’hui vous parler car il nous faut bouger des montagnes et pour cela il faut être nombreux….
Il est vrai comme chacun le sait qu’il y a un problème urgent : on nous supprime classe, 1/2 poste, écoles… On nous empêche d’ouvrir des classes alors que cela est nécessaire… Nous devons donc nous mobiliser pour manifester… Oui mais cela ne suffit pas…

Une liste de diffusion et un blog sont essentiels pour communiquer, c’est extraordinaire déjà d’avoir mis cela en place… Merci… Mais il faut aussi qu’on aille plus loin… Cela ne suffit pas…

Le problème est d’ampleur, comme vous le savez…

Mais il est à mon sens plus vaste… Et on est tous concernés… En plus des fermetures immédiates, il faut garder à l’esprit que c’est toute l’école rurale qui est concernée… Ce pour quoi nous nous battons aujourd’hui, va se reproduire demain et après demain…
Je ne cherche pas à vous démotiver mais à vous bousculer… Vos classes aujourd’hui ne sont qu’un moindre problème face à l’ampleur que cela va prendre… C’est très grave…
- On attaque les classes et écoles de petits effectifs.
- On surcharge des classes sans s’occuper des enfants.
- On nous compte comme des données comptables, des quantités.
- On attaque l’éducation même de nos petites structures… les quantités seraient garantes de bonne éducation et non la qualité de la formation même.
- On attaque nos libertés. Nous n’aurons plus le choix de notre école, plus le choix de notre lieu de vie.
- On attaque les différences pédagogiques seulement parce qu’on ne les connaît pas, sans s’y intéresser.
- On compare sans s’occuper des contraintes matérielles, techniques, pédagogiques…
- On compare en s’appuyant sur une seule méthode comme si elle avait « force de loi ».
- On prône une recette d’éducation soit disant issue du progrès sans tenir compte des enfants et de leurs différences, les capacités et vitesse d’apprentissage de chacun, les méthodes qui ont fonctionnées par le passé… Comme si la diversité n’existait pas.
- On refuse et efface en haut lieu tous conseils de chercheurs et spécialistes qui étudiaient chaque « question » et proposaient des idées pour améliorer.
- On s’en prend aux classes uniques pour toutes ces raisons, en nous donnant de fausses informations (les élèves ne peuvent apprendre correctement vu leurs différences d’âge, les instits ne veulent pas travailler dans ces structures, c’est trop lourd pédagogiquement… et j’en passe…). Tout cela est fallacieux.
Mais ce qui dérange le plus là dedans, c’est la différence et le manque de possibilité de juger le fonctionnement de ces classes par la quantité.
Nous sommes dans une société de consommation, qui prône les bienfaits de la ville. Et la qualité de vie est vue qu’au travers du progrès industriel en oubliant que nous sommes tous différents et qu’il faut des contraires pour que le monde existe (le jour est lumière que si la nuit existe…)

Il nous faut donc organiser une cellule de crise qui aurait donc plusieurs volets
- Il est évident pour tous que travailler sur les manifestations c’est super. Mais il nous faut pour cela organiser… des réunions avec les différentes ape pour voir ce que l’on fait en manifestation, trouver des idées nouvelles pour se faire voir… Les listes de diffusion permettent le relais mais il faut, je pense que les représentants de chaque ape se rencontrent de temps à autre pour que le débat soit actif et en direct, pour que nous sentions tous l’énergie qui nous anime et que cette énergie puisse nous soutenir dans les moments de découragement…
- Je pense qu’il est essentiel de faire en plus d’autres réunions inter-ape pour organiser un travail de fond. Je suis en train de mon côté de recenser et étudier les articles, rapports gouvernementaux, études, … concernant l’école rurale, la classe unique, l’éducation… en vue de réaliser un dossier défendant les valeurs qui sont les nôtres… Le travail est colossal donc il va me falloir de l’aide… Il y a plein de dossiers à lire, trier, classer…. rechercher…, et pas seulement dans l’urgence des fermetures programmées… C’est l’école rurale qu’il faut protéger… Bouger les mentalités, informer de ce qu’est la réalité, faire la peau des préjugés……. C’est là qu’on va trouver les énergies et arguments à rétorquer… Je pense qu’il est essentiel d’être nombreux aussi dans ce second souffle…. et cela peut servir à tous.

voici quelques idées pour commencer le travail de fond….
-
vous qui avez une expérience de la classe unique
Je suis persuadée qu’il faut constituer un dossier défendant la classe unique auprès de l’IA. Mme Contal (inspectrice de l’académie par intérim) est pleine de préjugé et ignorante de la réalité… A nous de la mettre au courant.
Je vous demande votre aide pour le constituer : articles, réflexions, expériences personnelles (enseignants, parents…), ce qui vous parait essentiel à y faire paraître…
La Puye et Nieuil l’Espoir sont déjà en  »branle ».
A nous de jouer.
En attendant de tous vous rencontrer…

- Joussé-Payroux, Lavoux-Liniers-La Chapelle Moulière et autres regroupements, nous avons besoin de vous.
Vous serait-il possible de recueillir et de nous faire part de vos expériences.
Quels sont les avantages et inconvénients que vous avez constaté dans votre regroupement ? Pour vos enfants, pour vous les parents, pour votre commune, pour les élus, pour les instits ?
Pouvez-vous recueillir des données financières et techniques auprès de vos élus quant à la charge du regroupement pour chaque commune ?
Merci de votre aide.

- Avis aux structures moyennes.
Votre position est difficile puisque vous n’avez pas la « sécurité des postes » qu’ont les grosses écoles avec beaucoup d’élèves ou en ZEP, mais vous n’avez pas non plus la particularité d’une classe unique ou d’une très petite structure ! Vous êtes coincés entre les 2 et vous avez parfois le sentiment que vos difficultés « existentielles » sont un peu oubliées !
Nous avons tous des particularités, des avantages et des inconvénients et c’est pour cela qu’il faut se battre ! Pouvez-vous nous faire un bilan de vos difficultés, de vos avantages ?…
Vos idées sont les bienvenues…

Sachez que la proposition est valable pour toute l’école rurale….
Le but du jeu est de créer le trouble et de jeter une petite pierre dans l’engrenage… La goutte d’eau qui va faire déborder le vase…

Pour ce qui est des documents dont je parlais tout à l’heure
- pour l’instant, j’ai parcouru les sites officiels et commencé à recencer les rapports gouvernementaux et docs officiels, études… Tout ce qui peuvent être intéressants pour notre mouvement et j’en ai fait une liste… Je n’ai eu le temps d’en lire que quelques uns mais la liste circule parmi les parents d’élèves de la Puye, et quelques personnes d’autres Ape venues se joindre à ce travail… pour éplucher les docs et relever les passages qui sont intéressants.
Il reste encore beaucoup de rapports à rechercher… et je m’y emploie…. mais c’est un peu long… Il reste aussi à organiser le dépouillement des docs et les comptes rendus de ceux qui ont été lu, car pour l’instant rien n’est fait de ce côté là… Si vous voulez faire parti de ce travail…
Ces documents peuvent porter sur : la vie des élèves, les conditions, la classe unique ou le multiâge, les regroupements, les écoles rurales, la place des parents, l’école primaire, l’école élémentaire, la pédagogie, les lieux d’enseignement… et la liste n’est pas exaustive..

L’objectif est de recueillir des infos, passages pouvant nous servir pour appuyer l’un ou l’autre de nos propos. de trouver des nouvelles « idées », arguments auquels on n’auraient pas pensé… et de donner toujours les références des pages en question pour que nous puissons tous relire les dits passages, pour que nous ayons pas besoin de rechercher ceux-ci pour les introduire dans les dossiers que l’on va constituer…

Valérie Favre
Vice -présidente de La Puye.
se propose de récolter les rapports et textes
pour un travail de fond pour la défense de l’école rurale et classe unique
lolamaie@free.fr ou lolamalival@gmail.com

Mobilisation générale pour sauver le soldat « classes uniques »

Vendredi 11 avril 2008

Les classes uniques sont en première ligne sous le couperet du « redéploiement » de la carte scolaire. Apparemment cela ne concerne qu’une microscopique poignée d’Astérix, pourquoi en faire un cheval de bataille national ?

Les classes uniques ont toujours constitué un problème. Problème pour les enseignants qui se voient mal dispatcher simultanément une manne scolaire, dûment découpée, à 5 ou 6 niveaux différents (ils ont bien raison, c’est impossible !). Problème pour les parents qui croient innocemment au bien-fondé de ce qu’on leur ressasse. Problème pour l’administration pour qui elles sont, pédagogiquement, incontrôlables ! Elles sont indigérables pour l’école industrielle.

Leur vrai problème, c’est que ça marche ! Un véritable mystère !

Lorsque les travaux imprudemment diligentés par le ministère ont démontré que leurs résultats étaient même supérieurs à la moyenne nationale (Oeuvrard, 1990), la surprise était d’autant plus grande que ces conclusions étaient établies sur l’ensemble des CU, c’est à dire des classes dont une grande partie étaient occupées par des débutants, certaines avec un turnover démentiel.

Bien sûr, dans un bon nombre aussi, se sont développées des pédagogies pour le moins surprenantes et peu conformes aux idées admises d’un taylorisme scolaire de bon ton, et ce quasi clandestinement, tout au moins sans tapage.

Pour couronner le tout, voilà que, dans ces microstructures, ce sont les parents et les élus qui se battent becs et ongles pour conserver ce dont normalement ils devraient se débarrasser. Seraient-ils plus stupides et portant moins d’intérêt que les autres à la réussite de leurs enfants ? Une tache dans le marasme généralisé et bentolinien à propos de l’école.

Il y a belle lurette que ceci aurait dû intriguer nos ministres, nos pédagogues patentés, l’administration, les associations de parents, les syndicats d’enseignants, les citoyens. Mais non, ignorance totale et le prétexte de la carte scolaire pour ne surtout plus avoir à s’interroger.

Que dirait-on, dans notre très ultralibérale société où l’entreprise est reine, d’une entreprise en difficulté qui se débarrasserait de son seul secteur qui marche sans même chercher à savoir pourquoi il marche ? et pour une économie de bout de chandelle qui lui coûtera bien plus cher en recherches de productivité jamais trouvée.

Bien sûr, on se doute que découvrir les raisons de l’efficience des classes uniques pourrait être très dérangeant pour le système, les croyances sur lesquelles il s’est bâti, ce qu’on projette d’y injecter, la stabilité de l’opinion sur laquelle on s’appuie.

Lorsque les dernières classes uniques auront disparu, c’est à dire dès cette année, au plus tard l’an prochain, il n’y aura plus aucun îlot prouvant qu’une alternative est possible. Plus aucun îlot ordinaire (des enfants ordinaires, des enseignants ordinaires, des parents ordinaires, des élus ordinaires) sur lesquels s’appuyer, plus aucun îlot vieux de décennies à au moins observer. On perd un laboratoire qui ne coûte rien, qui n’a même pas à être expérimenté.

Il ne s’agit pas de sauver quelques privilégiés de l’école au détriment de la masse. Il s’agit de préserver une fenêtre ouverte, une possibilité peut-être à étudier, avant que la chape de plomb de l’industrialisation scolaire n’étouffe tout.

C’est le même combat que celui du développement durable, de l’écologie, de toutes les alternatives. Les dernières fermes biologiques scolaires auront disparu d’ici un an, contrairement à leurs homologues de l’agriculture. Mais elles n’ont été défendues par personne, et pourtant l’école n’a plus que des consommateurs.

Nous appelons donc à une mobilisation générale pour empêcher leur éradication qu’elles qu’en soient les raisons invoquées.

Que l’on soit parents de classe unique ou non, futurs parents, anciens parents, enseignants, pédagogues, paysans, ouvriers, intellectuels, de gauche, de droite ou d’ailleurs, élus, simples citoyens, que l’on ait d’autres convictions éducatives, que l’on n’ait jamais mis les pieds dans une classe unique, peu importe : les préserver c’est conserver une dernière graine dont on ne sait pas si demain on n’en aura pas un besoin urgent pour sauver les meubles scolaires. On le fait bien à plus grand frais dans les silos du Groenland pour les espèces végétales.

Signez, faites signer, diffusez, publiez de toute urgence la pétition suivante : http://marelle.org/petitions (pour un observatoire des classes uniques)

 

Bernard COLLOT, ancien instit de classe unique, Centres de Recherches des Petites Structures et de la Communication

Nouveau mouvement

Jeudi 10 avril 2008

tract14avril2.jpg

Lundi 14 avril 2008 au car (centre d’animation régional) de Montmorillon à 17h se tiendra une réunion de la communauté de commune du montmorillonnais.

Nous aussi, nous serrons présents afin de distribuer ce tract aux maires et autres personnes invités à cette réunion(que nous ne souhaitons pas perturber).                             

Rendez-vous lundi à partir de 16h30

« Une école, un village »

 

Pétition

Vendredi 4 avril 2008

Voici la pétition pour l’école de proximité dans la Vienne.

Cette pétition sera remise au Préfet, à l’Inspectrice d’Académie et au Recteur.

Signez-là, imprimez-là, faites la signer !!!

Qui pouvons nous faire signer ? Les parents, les habitants du village, des villages voisins, les élus… tout le monde !

Pour la signer sur internet, vous trouverez le lien dans le menu de droite.

A vos stylos, à vos claviers !

 

PS : pour ajouter un lien sur votre site, votre blog :

Pétition dans Initiatives petition-1

Le loup tapis au …dernier rang

Jeudi 3 avril 2008

Je suis en passe de grand désarroi,

Et savez-vous pourquoi ?

Egalité, liberté, fraternité

Sont de jolis mots

Mais devenus abstraits, périmés

Voir même galvaudés

Pour nos enfants, plus de voies

Voies de science ou de garage

Pour que le libéralisme s’enfle, se gonfle

Et gronde encore

Combien d’écoles rurales

 Faudra-t-il sacrifier ?

Car il ne faut surtout pas se leurrer

La liberté de penser, d’apprendre différemment

Et mis à mal méchamment

Poser des questions, s’interroger n’est plus de saison

Sinon il y a les portes de la prison

Prison d’état mais aussi

Prison de notre conscience et de notre inconscience

Les deux heures de trajet pour qu’ils aillent pointer

C’est pour les habituer.

Nos marmots n’auront qu’à bien se tenir

Fichés dès 3 ans…

Pour leur plus grande sécurité, évidemment

Empêtrés de citoyenneté bon marché

Pensant à 8 ans quel métier peut rapporter

Ou, selon l’habitus, à quel âge le chômage commencé

Des rires, des jeux, des conneries de camaraderie

Voilà ce que j’aimerais leur prédire

D’apprendre intelligemment, sans contrainte d’examen puant

Que tout soit prétexte à la connaissance et à l’apprentissage

Sage

Sachant se questionner et s’émouvoir

Devant un papillon, un vieux grimoire

Réalisant à chaque instant

Que leur vie leur appartient

Qu’ils l’ont bien entre leurs mains

Mais aujourd’hui,

« Ils » ferment les classes, les écoles

Sans se soucier de l’enfant

Le gouvernement ne respecte pas le contrat

Et offre le pire pour récolter le meilleur :

Une main d’œuvre soumise et mal payée.

Les fossés vont se creuser

De plus en mal

Et mon cœur, mon âme

Saignera plus que jamais d’avoir procréé

Pour n’avoir rien de mieux à leur donner.

Mais, il y a encore l’espoir

De voir

De loin en loin

Se lever des mains, monter les poings

De dire non au dictats de l’état

De montrer que nous sommes là

Pour mieux se réapproprier

La vie que l’on nous avait spoliée

Et vaille que vaille

Fouler les interdits policiers

Qui protègent les intérêts capiteux et capitaux

Des bourgeois et non des prolos.

 Marie-Line BON

Que faire pour sauver les classes uniques ?

Mardi 1 avril 2008

La première serait que l’opinion finisse par être « au courant » de la valeur et l’originalité de ces classes, en premier lieu toutes les organisations d’enseignants, de parents, de citoyens qui militent pour l’école. Le problème, c’est que leur « valeur » et leur originalité sont dérangeante. Défendre l’école rurale de façon générale est plus facile et ça ne mange pas trop de pain… mais c’est complètement inefficace. Lorsque nous avons pu, momentanément, enrayer la machine éradicative, c’est en mettant en avant les résultats et les pratiques surprenantes des CU. En mettant en avant leur « modernité ». Une petite partie de l’opinion a alors dressé un peu l’oreille. Et puis les CU ont cessé d’être un cheval de bataille, y compris pour les ruraux. Et en avant la concentration, les établissements publics intercommunuaux, etc.

Ce qui est d’autant plus navrant, c’est que les CU constituent des lieux d’innovation (ancestraux !) que l’on ne peut taxer d’idéologiques, même les groupuscules anti-pédagogiques réactionnaires ne peuvent s’y frotter. On peut les sortir des polémiques dont se régalent les chantres du b a ba. Il n’y a rien à créer, il n’y a qu’à constater ce qui se passe là où l’on ne peut pas faire autrement que faire de la « pédagogie » !

La disparition des CU est beaucoup plus grave qu’on ne le pense : c’est la disparition de la dernière preuve que les destructeurs actuels de l’école on tort. C’est le dernièr bastion naturel, le dernier recours d’une « autre école » possible. Ce ne sera pas un vestige qui disparaîtra mais la dernière perspective du futur dont on n’avait qu’à s’inspirer un peu. Les urbains seront les premiers à le payer.

Qu’est-ce qu’on peut faire ? une mobilisation générale. Encore faudrait-il que les premiers intéressés y croient. Encore faudrait-il qu’ils soient soutenus par tous ceux à qui il reste un peu de pouvoir, de notoriété, de moyens, d’astuce, d’audience, de courage… Ce sont les petites choses, les choses simples, les graines, qui sont à sauvegarder en priorité absolue. Mais on n’en est pas encore à creuser le Groenland pour y conserver les graines de classes uniques ou à mobiliser les écolos pour placer quelques oursons de CU dans les Pyrénées !

Bernard Collot

APPEL SOLENNEL POUR LE MAINTIEN DE LA CARTE SCOLAIRE DANS LE SUD VIENNE

Dimanche 30 mars 2008

Le 31 Mars 2008

 

 

 

Monsieur le Préfet de Région Poitou-Charentes, Préfet de la Vienne,

Monsieur le Recteur de l’Académie de Poitiers,

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

 

 

J’ai l’honneur d’attirer votre attention sur l’avenir du service public de l’éducation en milieu rural.

 

Une nouvelle fois, la carte scolaire est reconsidérée, à la lumière de critères essentiellement quantitatifs.

 

Cette année est une année particulière, en ce sens que les élections locales n’ont pas permis les préalables et indispensables concertations que sont en droit d’attendre l’ensemble des maires ruraux.

 

C’est brutalement, quelques jours seulement après l’installation des conseils municipaux, que nous avons appris les mesures de suppression de classes qui seront présentées aux instances paritaires. Pour la rentrée 2008, ce sont les communes de Joussé, Moussac, Luchapt, et Villemort qui sont visées à ce jour par ces projets de fermeture.

 

Les collectivités locales se battent au quotidien pour améliorer la qualité de l’accueil dans leurs écoles, assumant pleinement l’obligation qui est la leur.

 

Pour le monde rural, c’est bien d’un véritable enjeu de société dont il est question : l’accès à l’éducation pour tous dans des conditions acceptables par les familles et supportables par les jeunes enfants.

 

Aujourd’hui, les calculs d’effectifs ne doivent plus constituer l’unique critère pour décider de maintenir ou fermer une classe, dans un territoire rural comme celui du Sud de la Vienne. D’autres départements ont déjà su adapter la répartition géographique des écoles et des classes en considération de l’aménagement du territoire, en tenant compte de ses forces et faiblesses.

 

C’est pour toutes ces raisons, que solennellement, je vous demande avec tous mes collègues du Sud de la Vienne également concernés, de surseoir à toute décision des fermetures envisagées à ce jour et d’engager la concertation la plus large avec tous les acteurs concernés.

 

 

Le Maire,

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