Archive de la catégorie ‘dossiers Ecoles’

Dossier de la coordination

Samedi 17 mai 2008

Voici ci-joint le dossier que nous avons constitué pour la défense des écoles de la Vienne.

Toutes les écoles concernées par une mesure de fermeture ont été contactées. Certaines n’ont pas souhaité joindre leur dossier dans la mesure où elles estimaient normale une fermeture (forte baisse d’effectifs par exemple).

Ce dossier a été remis à l’Inspectrice d’Académie, au Recteur, au Préfet, au Conseil Général, aux syndicats, à la FCPE…

Dossier de la coordination dans dossiers Ecoles doc ensembledossier.doc

Dossiers écoles

Dimanche 27 avril 2008

- Dossiers écoles dans dossiers Ecoles doc lavouxlinierslachapellemoulire.doc

- doc dans dossiers Ecoles luchapt.doc

- doc moussac.doc

- doc nieuil.doc

-doc poitierstonylain.doc

- doc rpigizayvernon.doc

- doc St Georges les Bx

- doc rpijousspayroux.doc

-  doc villemort.doc

 

Dossier du RPI Lavoux-Liniers-La Chapelle Moulière

Dimanche 27 avril 2008

 Les parents d’élèves

du RPI

LAVOUX

-

LINIERS

-

LA CHAPELLE MOULIERE

Préparation de la CDEN

Année scolaire 2008 / 2009

Les maires, conseillers municipaux, le conseil général du canton et l’ensemble des parents d’élèves des communes de Lavoux, Liniers et La Chapelle Moulière, dont notre R.P.I. dépend, sont très surpris et inquiets quant à la décision prise pour la fermeture d’une classe à l’école de La Chapelle Moulière.

Nos 3 communes ont fait le choix il y a plusieurs années de concevoir ce regroupement pédagogique afin d’avoir une stabilité dans l’effectif global de la structure ainsi créée et de faire face à l’augmentation croissante de la population de nos communes. Celles-ci sont situées dans un triangle Poitiers – Châtellerault – Chauvigny, attractif pour les populations jeunes et actives qui recherchent la proximité du travail pour un foncier à prix correct.

Actuellement, des constructions sont en cours sur 1 lotissement de 6 lots à Liniers et 1 lotissement de 14 lots à La Chapelle Moulière. D’autres lotissements sont à l’étude sur les 3 communes où il y a également encore des terrains à vendre hors lotissement.

Les trois écoles ont subi des investissements réguliers importants afin d’atteindre des locaux adaptés pour recevoir chacune 3 classes dimensionnées pour 25 enfants maximums par classe comme indiqué effectif maximum il y a une dizaine d’années.

Actuellement l’effectif de notre RPI comporte 207 enfants, dont 5 enfants de moins de 3 ans, soit 202 enfants comptabilisés au sens de l’Inspection Académique. Ces enfants sont répartis sur 9 classes permettant un effectif moyen de 23 enfants par classe sur 2 niveaux maximum.

Depuis plusieurs années, ces effectifs sont stables à 10 enfants près (soit 5%) avec son seuil le plus bas sur l’année en cours et une légère hausse pour la rentrée 2008, qui se poursuivra par une augmentation plus conséquente pour la rentrée 2009. Celle-ci devrait se confirmer au moins dans la stabilité sur les autres années à venir.

Alors comment justifier que la situation qui était considérée comme acceptable depuis plusieurs années nécessite du jour au lendemain la suppression d’un poste et donc la surcharge des effectifs dans les autres classes ?

Cette décision n’aura donc alors comme seule finalité que de diminuer la qualité de l’instruction qui est à ce jour dispensé par les enseignants à nos enfants.

Nous vous rappelons que si cette décision de maintenir la suppression de ce poste était confirmée, cela entraînerait le passage à une moyenne de 26 à 27 enfants par classe avec toutes 2 niveaux, voir peut-être 3 niveaux pour une classe pour la rentrée 2008 et voir 28 élèves de moyenne à la rentrée 2009. Et bien sûr dans des locaux inadaptés pour recevoir de tels effectifs. Même Mme CONTAL, Inspectrice d’Académie en intérim, dans un article de la NR du 6 avril 08 indique qu’un effectif de 25 élèves sur plusieurs niveaux est très difficile pour l’enseignant.

Nous sommes stupéfaits de constater que les personnes de l’Inspection Académique considèrent elles-mêmes que les décisions qu’elles préconisent ne sont pas adaptées au système éducatif pour nos enfants.

Il est donc dommageable que les seules décisions de supprimer des postes se résument à des chiffres et non à des analyses réfléchies de chaque contexte prenant en compte les évolutions futures, les contraintes économiques, la notion de distance et de temps de transport, les surcharges sur plusieurs niveaux, les structures des écoles inadaptées …


De plus nous sommes forts de constater que l’effectif moyen de notre regroupement dans sa configuration actuelle avec 9 classes se situe dans la moyenne départementale et nationale, alors pourquoi vouloir modifier sa stabilité et la qualité apportée dans l’instruction de nos enfants dans le seul but de faire parler des chiffres ?

Nous tenons à vous rappeler également que si le choix du RPI n’avait pas été fait, ce ne serait pas aujourd’hui 9 postes au total que nous défendrions mais 11 postes.

Est-ce que les élèves ayant des difficultés pourront progresser dans ces conditions ?

Pour que l’enseignant puisse leur accorder du temps, il faudra faire l’impasse sur certaines matières comme le sport, l’art plastique … matières que nous considérons comme importantes et qui sont d’ailleurs renforcées dans le nouveau dispositif !!!!

Nous nous demandons alors, comment les enseignants en charge de ces classes pourront assurer au mieux l’instruction de nos enfants.

Ainsi, pour toutes ces raisons et pour la sauvegarde de la qualité de l’enseignement dans nos communes rurales, nous, parents d’élèves et élus, sollicitons votre soutien et souhaitons l’annulation de la fermeture d’une classe à l’école de La Chapelle Moulière et nous vous demandons de manière générale de reprendre la carte scolaire de la Vienne afin de l’adapter à la réalité de nos structures et de notre mode de vie.

Commune de Vernon

Samedi 26 avril 2008

Commune de Vernon

 

Ecole de GIZAY-VERNON

 

RPI depuis septembre 2006

 

 

 

         La commune de Vernon est en pleine extension, des lotissements sont en cours de construction, ce qui entraînera dans un avenir proche un effectif d’élèves conséquent.

 

         Les entreprises de la commune embauchent de plus en plus. Ces familles ont des enfants et une fermeture de classe entraînerait un départ de ces dernières.

 

         L’effectif de l’année prochaine est de 134 élèves : 5 classes seraient trop juste pour accueillir ces enfants et cela entraînerait par conséquent une mauvaise qualité de l’enseignement.

DOSSIER VILLEMORT

Jeudi 24 avril 2008

L’ECOLE DE VILLEMORT

EN QUELQUES MOTS

 

 

Comme l’écrivait dans son bulletin de campagne notre Conseiller Général, M. BROUARD, « Une école plus qu’essentielle à la vie du village ! ». Cette phrase date de 3 mois et appartiendrait déjà au passé…

 

L’école est composée de deux salles de classe qui furent entièrement rénovées après la tornade de novembre 1997. Après ce sinistre, M. l’Inspecteur d’Académie en place a soutenu la reconstruction de cette école. Ceci démontre bien alors, qu’il y avait une volonté de garder cette école. Depuis cet évènement, la municipalité a réalisé d’importants travaux d’amélioration :

o isolation, chauffage, insonorisation et peinture de la cantine pour le confort des élèves et de leur cantinière en 2002, pour un montant de 11 296 €

o remplacement des radiateurs obsolètes par des radiateurs radiants qui offrent une meilleure qualité de chauffage dans les deux classes, en 2002 (1 847 €)

o réfection de la cour d’école (avec enrobé à chaud en 2003) : total : 12 267 €

o achat de jeux de plein air en 2004 pour 197 €

o toilettes entièrement refaites et pose de faïence sur toute la surface en 2006 pour la somme de 8 038 €

 

L’organisation actuelle respecte une répartition des élèves par cycle, au profit d’une bonne progression dans les apprentissages. De plus l’effectif raisonnable de la classe permet de gérér au mieux l’hétérogénéité de nos élèves et permet une vraie différenciation.

 

Bien que les écoles (Haims, Béthines et Villemort) soient dispersées, les collègues travaillent régulièrement ensemble et assurent une progression dans les apprentissages. Bien sûr, l’école participe régulièrement à divers projets départementaux, et la classe est dotée des nouveaux moyens de communication.

 

On note une bonne stabilité des enseignants, ce qui prouve de bonnes relations avec les parents d’élèves et avec la commune.

 

Devant l’incertitude qui plane sur la prochaine rentrée, certaines familles ont manifesté leur désir de scolariser leurs enfants ailleurs. Le même mouvement s’est ressenti sur de nouvelles familles potentielles.

 

Même si Villemort n’est pas localisée dans un bassin d’emploi, on remarque une installation de jeunes familles sur nos 3 communes. Ceci permet de maintenir (6 enfants partiront en 6ème, 5 entreront en 1ère section de maternelle à la rentrée 2008), voire augmenter l’effectif pour les prochaines rentrées. Concrètement, si les cours devaient se répartir sur deux classes, la classe de maternelle comprendrait:

 

Petite section

5

Moyenne section (9 actuellement en petite section +1 inscription) 10
Grande section

5

Cours Préparatoire

7

Devant cette organisation de classe, (27 élèves pour 4 niveaux) les parents pourraient préférer scolariser leurs enfants à l’extérieur du SIVOS.

La classe de Béthines comprendrait 19 élèves avec 4 niveaux. D’une manière ou l’autre, il n’est pas possible de réaliser 2 classes homogènes au niveau effectif.

Aussi, ne pourrions nous pas bénéficier d’un sursis de 1 ou 2 ans pour suivre l’évolution démographique dans notre campagne afin de ne pas supprimer une classe de manière hative.

D’un point de vue plus général, la suppression de l’école de Villemort, s’inscrit dans un mouvement d’anéantissement des petites écoles rurales. Nos petits villages seront alors totalement dévitalisés. Après la fermeture de commerces et services publiques, seule l’école reste le pilier central de la vie d’une commune.

 

Dossier Ecole de Luchapt

Mercredi 23 avril 2008

Pourquoi faut –il conserver l’école de Luchapt en particulier?

N

 

L’ensemble des parents d’élèves et moi-même savons pertinemment qu’une école à peu d’effectif et qui plus est  à classe unique reste un état provisoire, mais qui dans l’état actuel du système scolaire, est de loin préférable à la concentration cantonale.

 

J’estime tout particulièrement le travail des inspecteurs de l’Education Nationale dont l’engagement est primordiale, où leur rôle est fondamental surtout en milieu rural puisque l’école est le dernier service public en milieu rural isolé, en effet elle au centre d’un projet plus global de dynamisation du milieu.

 

Nous connaissons tous le problème de la désertification du Sud Vienne or Luchapt a vue ces dernières années de jeunes parents venir s’implanter.

 

 L’école de Luchapt peut continuer à favoriser un inversement des courbes démographiques, surtout quand l’on prend conscience de l’ouverture d’une maison de retraite à Luchapt qui offre, dés 2009, 28 emplois à temps complets, que des terrains ont été achetés en vue d’y construire des habitations supplémentaires, et que par l’arrivée de ces jeunes parents de nouvelles perspectives se crées d’un point de vue associatif et professionnel.

Il serait dommage de condamner cette école alors que de nouveaux horizons s’ouvrent à Luchapt. C’est pour cela que nous demandons un délai supplémentaire.

 

De plus l’école de Luchapt permet de maintenir dans notre village un restaurant, puisque c’est dans ce dernier que les enfants déjeunent, c’est à la sortie de l’école que les parents vont à l’épicerie de Luchapt chercher leur pain.

 

Notre école est réellement au centre de notre système économique local.

 

Sans école 3 personnes de plus viendront gonfler les chiffres du chômage.

 

De plus comment surmonter le problème que pose les déplacements des très jeunes enfants quand on sait que si ces enfants étaient amenés à rejoindre une autre école c’est en heures qu’il faut compter le temps de trajet par jour, de par la situation géographique enclavée de chacun.

 Et pour les parents qui refuseraient que leur enfant de deux ou quatre ans passe chaque matin  trois quarts d’heure dans un car et autant le soir, ces mêmes parents ne pourraient faire face à la dépense du trajet quotidien en voiture particulière.

 

Chacun connaît aujourd’hui le rôle primordial de l’école maternelle sur la réussite des élèves. Or l’ensemble des parents d’élèves de Luchapt reconnaît les bienfaits de notre classe unique : classe hétérogène : les plus jeunes apportant créativité et spontanéité, profitants de l’activité générale de la classe –contacts naturels et précoces avec les langages écrits et mathématiques- ; la présence des plus jeunes facilitant la responsabilisation des plus grands.

 

 Luchapt n’ayant qu’un maître, cela permet un plus grand suivi de l’enfant, une plus grande cohérence et une globalité dans le projet d’école.

 

 L’éloignement et l’isolement sur le plan social et culturel dont nos enfants pourraient pâtir se révèlent être un avantage puisque pour se documenter ils sont obligés de se servir des moyens de communications modernes -dont notre école est riche- (ordinateur, Internet…) ce qui les propulsent directement au cœur du 21 eme siècle.

 

 

 L’école de Luchapt  crée des enseignants de qualité, en effet ceux-ci doivent avoir connaissance de tous les domaines de l’enseignement et doivent assurer les mêmes taches que tous les autres directeurs d’école.

 

 Notre école a su faire face aux difficultés du monde rural pour continuer de donner un enseignement de qualité. C’est une école différente qui est un critère de choix pour de plus en plus de parents.

 

Sachant pertinemment que notre école à classe unique est avant tout un état provisoire, nous savons aussi que son maintient s’inscrit dans la logique d’un renversement de tendance. C’est pour cela que nous insistons particulièrement pour profiter d’un délai supplémentaire, tenant à vous rappeler que 28 emplois à temps pleins arrivent sur la commune de Luchapt, c’est une nouvelle ère qui commence et la fermeture de notre école maintenant serait une catastrophe pour l’avenir.

 

En espérant de tout cœur que ces éléments auront su vous convaincre de la nécessité d’accorder à l’école de Luchapt le temps de voir aboutir nos projets d’avenir, c’est avec tout mon respect que je conclurais cette lettre.

 

 

                   Celine Villain, déléguée des parents d’élèves

DOSSIER ECOLES DE JOUSSE ET PAYROUX

Dimanche 20 avril 2008

Les parents d’élèves

et élus

du RPI JOUSSE / PAYROUX

 

ECOLE PRIMAIRE

PUBLIQUE

 

Commune

de JOUSSE

 

Préparation du CDEN

 

Année scolaire

2008 / 2009

 

 

Les maires, conseillers municipaux et parents d’élèves des communes de Joussé et Payroux, dont notre R.P.I dépend sont très inquiets quant à l’éventualité de la fermeture d’une classe à l’école de Joussé.

 

Nous avons, certes, un cap difficile à passer d’une année, mais nous ne comprenons pas cette décision qui nous a été annoncée courant mars.

 

L’Inspection Académique raisonne de façon comptable et ne tient en aucun compte des éléments que nous lui avons fourni afin de lui démontrer que nos communes sont en pleine expansion et que la fermeture de cette classe ne pourrait être que catastrophique sur la scolarité de nos enfants.

 

Nous allons vous exposer ci-dessous les différents éléments qui doivent être pris en compte à savoir, en premier lieu un bassin d’emploi qui est en pleine expansion, puis des éléments sur la configuration des bâtiments, ensuite la mise en place du transport scolaire et enfin les répercussions d’une fermeture de classe sur la scolarité des enfants.

 

 

                  Le bassin d’emploi

 

Bien que les effectifs soient en baisse pour la rentrée 2008/2009, les communes de Joussé et de Payroux possèdent un bassin d’emploi en pleine expansion :

 

A Joussé :

- MATFA (fabrique de matelas) : une centaine d’employés

- SAS IRIBARREN (travaux publics)

- SVS (entreprise de maçonnerie qui est passée en 2 ans de 15 employés à 36 et qui installe une centrale béton avec à la clé 26 emplois supplémentaires)

- Literie Belle au Bois Dormant

A Payroux :

- Agrandissement de la maison de retraite en cours

- Agrandissement de la Gandillonnerie (réinsertion sociale et familiale pour personnes dépendantes à l’alcool) : 40 lits supplémentaires et donc création de 20 emplois.

L’école maternelle accueille tous les ans les enfants dont les familles sont prises en charge au centre de la Gandillonnerie.

 

A Joussé, un projet de lotissement est en cours (14 lots)

La première maison est en construction et nous accueillerons 2 enfants qui seront scolarisés au sein du RPI.

D’autre part, des logements locatifs viennent de se libérer et la commune accordera la priorité à l’installation de familles avec des enfants

 

Les entrepreneurs des 2 communes nous ont fait part de leurs inquiétudes quant au recrutement de cadres ou d’employés si l’école de Joussé ne disposait plus que d’une classe.

Il est en effet déjà difficile pour certaines familles de se « trouver loin de tout » sans avoir pour autant l’inquiétude de trouver une école qui dispense une instruction dans des conditions normales.

 

 

La configuration des bâtiments

 

L’école de Joussé dispose actuellement de 2 classes de petite taille.

Comment serait-il possible d’accueillir une classe à 4 niveaux dans des locaux étriqués ?

Il est par ailleurs impossible d’effectuer des travaux afin de transformer les 2 classes en une seule puisque celles-ci sont séparées par les bâtiments de la Mairie.

Mme Clisson, Inspectrice de la circonscription de Montmorrillon évoque le fait de rassembler dans les mêmes locaux la maternelle et primaire. Selon la configuration des bâtiments cela est impossible.

Elle invoque aussi le fait de ne pas vouloir que « ses enseignants » se retrouvent seuls dans leur école. C’est pourtant bien ce qui risquerait de se produire : un enseignant seul face à lui-même avec la difficile tâche d’assurer l’instruction de ses élèves.

 

 

De plus des investissements en informatique ou aménagements divers ont été faits afin d’améliorer les conditions d’enseignement. Aujourd’hui, les efforts réalisés par les 2 communes se réduisent à néant.

 

Si la classe des CP/CE1 de l’école de Joussé venait à fermer :

- les CP seraient scolarisés à l’école maternelle de Payroux, faisant de cette classe 5 niveaux avec 31 élèves.

- Les élèves de CE1 iraient dans la classe de cycle 3, ce qui veut dire 2 cycles différents dans une même classe avec 24 élèves et 4 niveaux.

Les élèves ayant des difficultés pourront-ils progresser dans ces conditions ?

Nous nous demandons alors, comment les enseignants en charge de ces classes pourront assurer au mieux l’instruction de nos enfants.

 

 

Les transports scolaires

 

N ‘oublions pas que nous sommes en milieu rural, que les enfants sont transportés dans des bus de 8 places qui parcourent nos routes. Nos transporteurs devront effectuer des tours supplémentaires obligeant les enfants à se lever plus tôt.

 

En conclusion:

-  nous demandons à ce que cette fermeture soit annulée et qu’il nous soit accordé un sursis afin de nous donner la chance de pouvoir étendre notre RPI dans le but de préserver nos écoles.

Une commune sans école est une commune qui se meurt.

Nous nous insurgeons devant les répercussions dramatiques d’une fermeture de classe.

De nombreux parents sont réfractaires aux classes à plusieurs niveaux et prévoient en cas de fermeture d’enlever leurs enfants afin de les scolariser dans des communes qui disposent de meilleurs conditions d’enseignement.

La conséquence serait à court terme la fermeture de l’école de Joussé avec à la clé des conséquences irréversibles :

- le licenciement d’une partie du personnel communal

- la mort de nos commerces

Ainsi, pour toutes ces raisons et pour la sauvegarde de la qualité d’enseignement dans nos communes rurales, nous parents d’élèves et élus , sollicitons votre soutien et demandons l’annulation de la fermeture d’une classe à l’école de Joussé.

 

Nous oeuvrons pour la « réussite de tous » et nous refusons que nos enfants paient les conséquences d’une politique mathématique et sans humanité.

DOSSIER ECOLE DE MOUSSAC

Dimanche 20 avril 2008

Les parents d’élèves

de MOUSSAC SUR VIENNE

cartemoussac.bmp

Code de l’éducation : loi 98-12-1998, circulaire du 3.7.2003; jurisprudence.

« Toute commune doit posséder une école élémentaire, mais peut toutefois être autorisée à s’unir à une ou plusieurs communes pour l’établissement et l’entretien d’une école intercommunale. »

La commune de Moussac sur Vienne possède une école élémentaire et veut la conserver.

A l’approche du CDEN, Nous vous sollicitons afin de vous présenter nos arguments et notre souhait que la décision de fermeture de notre école soit annulée.

En effet, cette décision induirait des conséquences dramatiques pour notre commune. Cette situation priverait, non seulement, plusieurs personnes d’emploi : une assistante animatrice diplômée (présente sur le temps scolaire), une adjointe d’animation qualifiée (animatrice des accueils péri et extra-scolaire), un agent d’entretien, mais menacerait aussi la médiathèque, située à côté de l’école, le local jeunes, les commerces : le service de restauration scolaire assuré « Chez Sylvie » qui s’approvisionne « Au relais de la Vienne », l’épicerie du village.

Que deviendront Nos Services, Nos Commerces ?

Mais surtout, cette décision pénaliserait les familles et leurs enfants qui verraient leur journée allongée par un trajet regrettable. Alors qu’ils disposent, sur leur commune, d’une école à la pointe de la technologie (pionnière dans l’utilisation des NTIC), De récents aménagements ont été réalisés pour l’accueil des petits (5365 €), ainsi que les années précedentes : Une salle périscolaire(184 325 €), une remise aux normes électriques et chauffage (2977,62 €), Mise en place d’une alarme et changement de la porte d’entrée (3111 €) et l’ équipement informatique (3744 €).

Pourquoi devons-nous garder notre école ?

Pour préparer l’avenir de nos enfants dans les meilleures conditions.

Pour conserver une école au coeur du village et de la vie associative (participation aux commémorations du 8 mai et du 11 novembre, chansons au Noël du « club du temps libre »…).

Pour laisser la chance à nos enfants d’évoluer dans une classe unique et de proximité où ils sont protegés de la fatigue et de la violence des grands groupes.

Dans cette école, nos enfants bénéficient de l’émulation d’une classe multi-âges,et donc de la stimulation des apprentissages, l’acquisition des notions d’entraide et de coopération entre les âges et la socialisation par la communication (via NTIC) avec le Réseau d’Ecoles Rurales Vienne Gartempe et avec l’école de Ricotte au Sénégal (correspondance depuis plusieurs années).

Dans notre classe unique, nos enfants apprennent la citoyenneté, à être des individus à part entière, l’autonomie, à user de la prise de parole en public.

L’enseignant n’est plus le seul référent pour les apprentissages et n’a plus pour unique rôle de les dispenser aux enfants: il est garant de la structure de la classe dans laquelle évoluent les enfants et les accompagne dans leurs apprentissages. Et cela est plus efficace si l’on en croit les enquêtes et rapports du ministère.

Nous avons la chance en tant que parents, élus, de tenir une place importante dans la vie de notre école et de notre village où nous sommes présents, actifs et impliqués grâce à des relations quotidiennes ce qui est loin d’être le cas dans les écoles où les enfants sont amenés par le transport scolaire…

Nous ne sommes pas d’accord avec les arguments évoqués par l’ administration, l’enseignant n’est pas seul, une assistante animatrice diplômée le seconde sur le temps scolaire et il est régulièrement en relation avec ses collègues du Réseau.

Mr Galland Patrick est en poste depuis 12 ans et son prédécesseur, Mr Collot Bernard a occupé ce poste pendant 18 ans, votre argument de  » Turn Over » ne s’applique pas à l’école de Moussac. De plus, au moins deux enseignants ont contacté l’école et sont intéressés par le poste.

A l’administration de le mettre au mouvement des personnels 2008.

Certains enfants pleuraient pour aller à l’école, depuis qu’ils sont scolarisés à Moussac ils pleurent quand ils la quittent et demandent même à y aller pendant les vacances . Nous constatons tous que les 14 enfants inscrits à l’école de Moussac sont totalement épanouis.

L’épanouissement n’est-il pas la base d’un enseignement de qualité ?

Le Maire et le Conseil Municipal soutiennent depuis le début, l’école de Moussac. La commune dispose d’une population rajeunissante installée récemment et a fait l’acquisition de terrains qu’elle a fait viabiliser.

Qui voudra investir et s’installer à Moussac si le village n’a plus son école ?

C’est pour toutes ces raisons que nous souhaitons vivement conserver notre école, notre classe unique.

Pour que l’enfant vive,

Pour que l’école publique vive,

Pour que le village de Moussac vive…

Marlène et Carole (Mamans)

 

 

 

Ecole de Moussac-sur-Vienne : Etat des lieux et perspectives.

 

Pour comprendre le fonctionnement « ouvert » de l’école de Moussac, il convient, au préalable, de préciser le contexte dans lequel s’inscrit la vie de cette classe unique dans la vie locale.

 

Au départ, il y a maintenant plus de trente ans, naît, par la volonté de l’instituteur Bernard Collot la liaison étroite entre l’école et la vie du village, mise au service des apprentissages fondamentaux. Cette volonté, a été reconnue comme fondée et validée par les échanges entre les praticiens-chercheurs et les publications au sein des Centres des recherches et d’Etudes sur les Petites Structures et la Communication (www.marelle.org). C’est ainsi que les parents et les élus ont été convaincus et partie prenante, tout au long des années, pour animer une intense vie locale autour du concept de « l’éducation permanente », c’est-à-dire la mise à disposition de toute la population du village d’un outil de formation de proximité.

Cette dynamique rencontrera des échos favorables d’écoles voisines, et c’est ainsi que naîtra le Réseau d’Ecoles Rurales Vienne-Gartempe, officialisé en 1995, reconnu véritablement en décembre 1998, suite à la circulaire du 17/12/98 intitulée « L’avenir du système éducatif en milieu rural isolé : mise en place des réseaux d’écoles rurales et de collèges ». Toute l’entreprise repose sur le patient travail de toute une communauté.

En 1996, le départ à la retraite de Bernard Collot et la venue d’un « nouveau », Patrick Galland, fera la démonstration que la démarche entreprise il y a maintenant trente cinq ans pour « sauver » l’école du village était  valide : l’ouverture de l’école non seulement perdure, mais évolue naturellement vers de nouvelles perspectives, dans le même esprit, pour les mêmes objectifs : une école de qualité dans un environnement valorisé, à l’échelle humaine.

Le partenariat permanent enfants-parents-instituteur-habitants-élus confirme ainsi chaque jour l’intérêt et la sérieuse nécessité de la permanence de ce système de responsabilisation citoyenne. Il va de soi que ce partenariat suit une dynamique sinusoïde voire rencontre parfois des difficultés qui ont toujours , jusqu’à présent, été résolues. C’est logique et inhérent à la vie du village…

Car l’école de Moussac, c’est d’abord l’accueil cette année scolaire 2007-08 de 14 enfants 4 jours par semaine de 8h15 à 18h, par le jeu combiné de la présence de 3 adultes : l’instituteur, une assistante de vie sous l’égide de l’association « Une Ecole Un Village », et une animatrice rétribuée par la mairie. Tous les enfants bénéficient d’une initiation aux échecs grâce à une technicienne qui intervient deux heures par semaine.

C’est aussi un accueil le mercredi, le samedi, et durant les vacances scolaires, grâce à la transformation d’une partie du préau en salle d’accueil péri-scolaire et à l’implication de la commune dans un contrat éducatif local en partenariat avec les associations sportives et culturelles locales.

L’école de Moussac, c’est aussi la possibilité de s’initier aux nouvelles technologies d’information et de communication (Internet, images numériques) comme simplement de venir chercher un livre, un document, pour les enfants, les adolescents, les adultes. Des collégiens, des étudiants y sont venus saisir sur ordinateur des mémoires, des recherches, des devoirs. Des adultes à la recherche d’un emploi sont venus fabriquer des CV grâce aux logiciels professionnels mis à leur service. Cette activité a permis de trouver les fonds nécessaires pour convertir l’ancien logement de fonction en une véritable bibliothèque-médiathèque gérée par une association : « Medi@Moussac ».

C’est à l’école que se réunit l’association « Une Ecole Un Village » chaque premier lundi du mois pour organiser la vie de l’école, échanger des idées, débattre des questions éducatives au sens large, entreprendre le projet d’école, mettre au point les différentes rencontres villageoises autour de la musique, du théâtre, de la danse, de récréations diverses.

C’est encore à l’école qu’un comité de rédaction travaille le soir à la production du journal local « L’Ajhasse ». C’est aussi le lieu où ont débuté les répétitions de la chorale « Chantaisies » sous la direction de l’instituteur, un ensemble vocal qui se produit à l’occasion  des fêtes musicales locales et dans le département.

Les enfants de l’école chantent aussi pour les aînés du Club du Temps Libre lors d’une rencontre inter-générations à la mi-décembre et en juin pour le grand pique-nique du village. C’est naturellement aussi que les enfants participent aux commémorations nationales en s’associant aux cérémonies du 11 novembre et du 8 mai mettant en pratique le devoir de mémoire entretenu à l’école.

Il y a là, incontestablement, une entreprise qui permet à toute une communauté de vivre et s’instruire mutuellement pour le bien de tous.

 

Analyse de la situation de l’école.

 

 

Avantages à considérer : (au regard d’inconvénients trop souvent évoqués)

 

  • présence d’un même maître, source de sécurité et assurance d’une certaine continuité de la relation.
  • présence du même maître durant plusieurs années, qui permet l’étalement des expériences, le suivi des enfants donc l’individualisation des acquisitions, l’établissement de structures plus stables, l’équipement suivant une certaine cohérence, une meilleure connaissance du milieu…
  • présence des petits intéressante pour les grands comme stimulant créatif et champ d’exercice du tutorat, et vice-versa présence des grands comme stimulant socialisant.
  • pas de transport pour tous les enfants, au contraire le trajet fait partie de l’environnement éducatif. Cependant, un taxi a dû être mis en place pour garder des enfants habitant dans un hameau du village situé à 3 km.
  • faible effectif : milieu à dimension humaine pour l’enfant, calme, sécurité affective, meilleure connaissance possible des uns et des autres.
  • développement dans un environnement préhensible : points de repère déjà posés, extension en cercles concentriques, utilisation plus facile de cet environnement comme bagage culturel, caractéristiques intéressantes de ce milieu (nature)
  • espace disponible important : 3 salles, une cour, un préau, un jardin.
  • osmose entre l’environnement familial et immédiat et l’école.
  • la proximité du chef-lieu permet aux familles un choix d’école. C’est aussi un avantage en ce qui concerne l’appui des parents à l’école et à la pédagogie qui y est pratiquée avec succès depuis longtemps.

 

 

 

Structures actuelles de la classe :

 

La classe est organisée en ateliers permanents permettant une pédagogie différenciée. Les enfants fonctionnent avec un plan de travail hebdomadaire (papier + tableaux), la journée est ponctuée par les réunions institutionnelles et rythmée par les échanges de toute nature qui fondent le système. Les acquisitions plus « scolaires » sont gérées par fichiers auto-correctifs et par didacticiels individualisés. Des projets sont en cours : arts plastiques, musique, films d’animation, échanges avec les copains du réseau d’écoles rurales par Webzine, correspondance coopérative avec le Sénégal, préparation d’un spectacle musical, d’expositions, jardinage, journal hebdomadaire, activités sportives USEP…

 

Chaque jour, les enfants doivent s’essayer à écrire un texte (aidés), réaliser un travail en maths, en lecture, en orthographe, en éveil. Ils gèrent leurs projets personnels qu’ils peuvent présenter lors des réunions. De la même façon, ils apprennent à gérer la messagerie (Internet, fax…).

La classe est intégrée depuis plusieurs années à des réseaux aux niveaux local, national et international par l’utilisation des technologies nouvelles de communication.

Les activités sont en très grande partie impulsées par les informations en provenance de ces réseaux qui viennent s’ajouter aux entrées informatives locales et/ou sont réalisées pour ces réseaux.

Elles sont régulées et ordonnées quotidiennement par les plans de travail et les réunions institutionnelles (quoi de neuf chaque matin, messagerie-courrier-plans de travail en fin d’après-midi, conseil de vie coopérative chaque vendredi matin en lieu et place du quoi de neuf) de façon à ce qu’elles puissent :

  • d’une part être réalisées individuellement, par groupe ou collectivement
  • d’autre part à ce que les apprentissages puissent s’effectuer à travers elles et les objectifs de chaque cycle atteints

 

La distinction est très nette entre :

  • les activités induites par des situations réelles
  • les activités spécifiques aux difficultés de chaque enfant.

 

L’ensemble classe-réseaux constitue un lien permanent de nécessité et d’utilisation des « lire-écrire » (du langage écrit traditionnel au langage mathématique).

La gestion de l’ensemble est faite de façon coopérative.

L’informatique facilite le fonctionnement général en offrant de nombreux outils d’expression et de communication : fax, messagerie électronique, forums de discussions, visio-conférence, traitement numérique de l’image, activités de mathématiques et d’écriture à plusieurs via Internet. Pour mémoire, 8 ordinateurs sont en service.

Ces outils sont naturellement utilisés par tous les enfants et par l’instituteur lui permettant ainsi de travailler en relation avec l’équipe pédagogique du Réseau d’Ecoles Rurales Vienne-Gartempe et de rompre son isolement.

 

 

 

 

Détails de fonctionnement par rapport à la communication au Réseau d’Ecoles Rurales Vienne Gartempe :

 

Les outils de communication sont ouverts et accessibles en permanence, du matin au soir.

Lorsqu’un fax arrive, l’enfant qui est le plus proche en prend connaissance et le communique à l’intéressé si c’est un message personnel, ou bien le traite lui-même et il en réfèrera à la réunion prévue, ou le signale à tous si besoin, ou…

La messagerie électronique de la boîte-classe est gérée depuis une machine dédiée par les enfants à tour de rôle. Les messages sont répartis en fonction de leur sujet et la réunion servira à réguler le travail de lecture et d’écriture.

Le Webzine du Réseau est également ouvert, pour consultation et écriture.

Le journal de la classe « La Fourmilière-Hebdo », qui a une fréquence bi-hebdomadaire de parution est également en forme permanente sur une machine dédiée. Des pages électroniques peuvent être publiées sur le Webzine, sur les pagettes du site Marelle et une version papier sera tirée et un exemplaire gratuit remis à chaque enfant pour figurer dans le cahier de vie personnel. Un exemplaire de ce journal est bien sûr envoyé à chaque école du Réseau Vienne-Gartempe ainsi qu’à d’autres correspondants, notamment les copains de l’école de Ricotte au Sénégal.

Les traces des différents échanges prennent place en affichage puis dans des classeurs accessibles et consultables à l’envi, ainsi que dans des dossiers électroniques dans un ordinateur dédié.

Une machine est également dédiée à la visio-conférence, ouverte en permanence dans un espace privé et opérationnelle sur simple appel. C’est cet outil qui a notamment permis l’écriture collective d’un conte fantastique avec la classe unique de La Puye, finalisé sur un CD-Rom : « L’Histoire de Beauvoir ». A noter que ce projet a pris naissance lors d’une classe de découverte réalisée en réunissant nos deux classes au château de Beauvoir, en début d’année scolaire.

La communication prend aussi, par cet exemple, appui sur la rencontre physique entre 2 ou plusieurs classes du Réseau.

Les échanges entre adultes enseignants du Réseau s’opèrent fréquemment par le biais d’une liste électronique privée et par une rencontre physique mensuelle.

La liaison entre les villages, plus difficile à réaliser, prend appui via les écoles sur des messages –rares- entre les APE, les mairies, et sur la parution du journal Rézo@Com à raison de 3 numéros par an. Cette liaison est opérante surtout autour de la préparation du Carnaval du Réseau, qui a lieu chaque année dans un des 8 villages.

 

Nos écoles rurales à petites structures sont performantes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nos écoles rurales à petites structures sont performantes, oui!

 Et ce n’est pas nous qui le disons…

       Un peu d’histoire d’abord… En 1989, un rapport d’un conseiller (Mauger) du ministre de l’Éducation Nationale de l’époque (JOSPIN) propose qu’on ferme toutes les écoles de moins de trois classes sous prétexte qu’elles seraient archaïques, qu’elles défavoriseraient les enfants…

       Quelques mois plus tard, en 1990, une étude commandée par l’Education Nationale elle-même(Françoise Oeuvrard de la Direction de l’Evaluation et de la Prospective du ministère de l’Education Nationale) qui devait confirmer ce lieu commun partagé de tous, le contredit complètement: « Le niveau de connaissance des élèves de ces petits établissements  est identique – voire supérieur – à celui de l’ensemble des élèves en CE2 et en 6ème ». En même temps, elle indique que le rural comporte plus de classes défavorisées que la moyenne du territoire. Ces résultats sont obtenus quelle que soit la pédagogie employée. Branle-bas de combat chez les politiques et leurs courroies de transmission: rien n’est diffusé…

       Un groupe d’enseignants, de parents, d’enseignants « ploucs » a connaissance de ces résultats. Un contre-rapport est écrit et envoyé à Jospin, à la presse. La Fédération Nationale de l’Ecole Rurale naît au Vigeant dans la Vienne, elle rassemble déjà plus de 30 départements. Le ministère de l’Education Nationale décide de ne pas appliquer les propositions du rapport Mauger… Depuis, tous les rapports officiels publiés confirment ces premiers résultats qui ont surpris:

1993: Rapport Mingat-Ogier (Management de l’Education, de la Formation et de la Culture) « on peut tenir comme validée l’idée que l’on apprend davantage dans des classes à cours multiples que dans des classes à un seul cours. »

1993: Rapport Ferrier-Vandevoorde (Inspection Générale de l’Education Nationale) « la classe à un seul cours obtient des résultats moins bons que la classe à deux cours; et dans la classe à deux niveaux, les performances des élèves sont nettement moins bonnes que dans la classe à trois cours. Ces résultats vont à l’encontre des instructions données aux inspecteurs d’Académie… »

1997: Mission Lebossé (Ministère chargé de l’enseignement scolaire) « en zone rurale, là où les classes à plusieurs cours sont majoritaires, les résultats des élèves sont supérieurs à la moyenne nationale. Les petites écoles sont reconnues comme étant des lieux d’innovation pédagogique dans une dynamique de compensation de l’isolement, ressenti par les maîtres. »      

La Puye, comme dans les autres écoles du Réseau associatif des écoles rurales Vienne-Gartempe, en est un bon exemple : l’école est en réseau depuis 1982 ; elle communique (et rencontre) grâce à un équipement de pointe (qu’envient bien des écoles d’ailleurs !) tous les jours, toute la journée, avec d’autres groupes classes isolés…Du coup, cet inconvénient initial lié à l’isolement est transformé en avantage : celui de permettre l’utilisation de multiples supports vrais et motivants aux apprentissages fondamentaux: lire, écrire, raisonner, calculer…

2005 : résultats de l’Observatoire National de l’Ecole Rurale (Y. Alpe, chercheur universitaire et F. Champollion, Inspecteur d’Académie) : « L’école rurale, notamment dans ses formes de scolarisation spécifiques, contrairement aux préjugés qui avaient cours jusque dans les années 1990, vaut d’abord par la qualité de ses résultats dans les disciplines de base, français et mathématiques. »                                     

 Site officiel à consulter :   http://www.grenoble.iufm.fr/rural/

 

DOSSIER ECOLE DE NEUIL L’ESPOIR

Vendredi 18 avril 2008

Les Parents d’Elèves de Nieuil l’Espoir

ECOLE ELEMENTAIRE DE NIEUIL L’ESPOIR

Préparation de CDEN Année scolaire 2008 /2009

L’Inspection Académique a décidé de fermer une classe à l’école élémentaire de Nieuil l’Espoir. Nous ne comprenons pas cette décision basée sur une logique comptable qui ne prend pas en considération les spécificités de notre commune. En effet, comme nous vous le montrerons ci-après, notre commune est en pleine expansion, l’accueil des enfants y est potentialisé et une fermeture de classe à l’école élémentaire ne pourrait avoir que des conséquences néfastes sur la scolarité de nos enfants.

A l’approche du CDEN, nous sollicitons de votre bienveillance la prise en compte de nos arguments et l’annulation de cette décision de fermeture.

 

La commune de NIEUIL L’ESPOIR Nieuil l’Espoir est une commune située à 20 km au sud-est de Poitiers et regroupe 2246 habitants. La commune présente une augmentation de la population avec une politique de constructions importante. A l’heure actuelle, 2 lotissements sont en cours de réalisation et un 3ème est en projet. L’objectif municipal est d’atteindre les 3000 habitants. La commune est attrayante puisqu’elle allie la vie d’un village de campagne, des infrastructures multiples (base aquatique, aire naturelle de jeux avec étang de pêche, des terrains de football, de rugby, de tennis, une toute nouvelle médiathèque…) et la proximité de Poitiers. La commune est vivante avec 22 artisans, 11 commerçants, une vie associative très riche (21 associations) et l’ouverture du Centre de Réadaptation Cardiaque. Mais tous ces arguments ne valent rien si la commune ne propose pas aussi une école de qualité sans classe surchargée. L’accueil des enfants Nieuil l’Espoir propose une crèche halte-garderie et un relais d’assistantes maternelles qui accueillent les tout-petits. Depuis la rentrée 2007 (et la fermeture d’une classe en école maternelle), les 81 enfants de 3 à 6 ans sont répartis sur 3 classes (soit 27 enfants/ classe). Indéniablement les conditions d’accueil et l’accompagnement personnalisé des enfants en maternelle se sont déjà dégradés depuis la fermeture d’une classe l’année dernière. De plus la prise en charge des enfants de 2 ans est impossible du fait des effectifs surchargés. L’école élémentaire accueille 166 élèves répartis sur 7 classes ce qui permet aux classes de niveau simple d’avoir 25 élèves et aux classes à double niveau entre 19 (CP-CE1) et 24 (CM1-CM2) enfants. Pour la rentrée 2008, 156 enfants sont déjà inscrits. La fermeture d’une classe obligerait les enfants à être 28/classe (en CM1 et CM2) pour les niveaux simples et 26 pour les classes à double niveau. Ces calculs ne prennent pas en compte d’éventuelles inscriptions supplémentaires (habituelles au 3ème trimestre) et d’éventuels redoublements. De plus, 30 enfants rentreront en Grande Section de Maternelle à la rentrée 2008 donc à peu près le même nombre arrivera au CP à la rentrée 2009. Les enfants à l’école élémentaire Aujourd’hui, les 166 élèves (35 CP, 34 CE1, 35 CE2, 28 CM1, 34 CM2) sont répartis sur 7 classes, ce qui permet de respecter les cycles pédagogiques (cycle 2 : GS-CP-CE1 ; cycle 3 :CE2-CM1-CM2) et d’avoir des classes à double niveau moins chargées. Ces effectifs permettent un accompagnement individualisé de chaque enfant et la réalisation de projets pédagogiques élaborés. Ces éléments permettent à l’école élémentaire de Nieuil l’Espoir de présenter un bon niveau scolaire à la fin du CM2. En cas de fermeture d’une classe : il y aurait une classes chargée (25 élèves) constituée de CE1 (cycle 2) et de CE2 (cycle 3). Nous n’ignorons pas que ces deux cycles pédagogiques sont difficiles à gérer ensemble et malgré toute la confiance que nous accordons à nos enseignants, nous pensons que certains élèves seraient pénalisés la prise en charge individualisée des enfants sera plus difficile avec 28 élèves/classe les projets pédagogiques seront aussi plus complexes à mettre en place et risquent donc d’être moins enrichissants Comment ne pas en conclure que le niveau scolaire va baisser ? Que nos enfants (et leur avenir) ne vont pas en pâtir ?

Enfin, les locaux de l’école étant assez étriqués, les enfants vont être entassés dans des classes qui n’ont pas été prévues pour de tels effectifs. Et il n’existe pas de salle permettant une activité commune suffisamment grande pour accueillir un regroupement ponctuel des CE2 du double niveau avec une classe du même cycle qu’eux. Qui va encore en pâtir au jour le jour ? Nos enfants ! En résumé La fermeture d’une classe à l’école élémentaire de Nieuil l’Espoir est prévue alors que : – la commune est en pleine expansion, – le « creux » des entrées au CP cette année n’est que passager, – une fermeture de classe désorganiserait la répartition des enfants par classe en dépit de toute logique pédagogique, – les locaux sont trop étriqués pour accueillir convenablement de tels effectifs/classe, – les enfants pâtiront d’une diminution logique de la qualité d’enseignement du fait d’une répartition des niveaux forcément aberrante, d’effectifs/classe trop chargés, de projets pédagogiques plus difficiles à mettre en œuvre…

Pour ces raisons, les Parents d’élèves de Nieuil l’Espoir attirent votre attention sur la décision de l’Inspection Académique de fermer une classe de l’école élémentaire. Nous sollicitons de votre bienveillance le soutien de notre dossier au cours de CDEN et l’annulation de cette décision de fermeture.