Actions Assemblée Nationale JM Clément

Jean-Michel CLEMENT

Député de la Vienne

 

 

A Mesdames et Messieurs les Maires

Aux parents d’élèves et enseignants

 

 

A Gençay, le 3 avril 2008

 

 

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Comme vous le savez nous sommes tous mobilisés, élus, parents et enseignants pour la défense de la carte scolaire.

 

Les initiatives se multiplient pour infléchir des décisions, qui, si elles étaient maintenues porteraient gravement atteintes à l’école rurale et au service public de l’enseignement, qu’elle représente dans nos villages.

 

Plusieurs actions ont été envisagées pour assurer la défense de l’école rurale lors de l’assemblée générale du réseau Vienne – Gartempe le 1er avril à Persac.

 

Pour ce qui me concerne, je me suis engagé à interpeller le Gouvernement lors des questions d’actualité et à réunir les maires pour aborder dans la sérénité cette question essentielle à notre avenir.

 

Je viens d’adresser ce jour un courrier à Monsieur le Sous Préfet et à Madame l’Inspectrice de circonscription pour les informer de l’initiative que je prends et leur demander s’ils souhaitent être à mes côtés pour l’organiser.

 

Par ailleurs, hier mercredi une question concernant la réduction des effectifs dans l’éducation nationale a été posée par ma collègue Laurence DUMONT, je vous joins en copie celle-ci et la réponse de Monsieur DARCOS, Ministre de l’Education Nationale.

 

J’ai pris contact avec le vice président du groupe pour revenir à mon tour sur cette question dans les quinze jours qui viennent. J’aurai très certainement besoin d’informations plus précises pour formuler ma question et l’identifier plus particulièrement aux problèmes du monde rural.

 

Merci par avance de vos contributions respectives.

 

 

Jean-Michel CLEMENT

Député de la Vienne

Maire de Mauprévoir


ÉDUCATION NATIONALE

Mme Laurence Dumont – Avec 11 200 postes supprimés à la prochaine rentrée, succédant aux 7 000 supprimés en septembre dernier, l’éducation nationale paie le plus lourd tribut à la réduction des effectifs de la fonction publique, que vous avez programmée par pure idéologie (Exclamations sur les bancs du groupe UMP) – et ce, alors même que le Président de la République affirme souhaiter rendre le système éducatif plus efficace et que de nouveaux programmes, contestés et contestables, tant sur le fond que sur la méthode de leur élaboration, comportent des éléments nouveaux, et qu’est supprimée l’école le samedi. En réalité, la disparition de ces 11 200 postes entraînera une dégradation des conditions de travail des enseignants et crée une incertitude réelle sur la capacité des établissements à assurer les cours. Comment pourront-ils gérer la pénurie, si ce n’est en supprimant des options et des cours de soutien ? En réalité, ce sont nos enfants qui feront les frais de ces suppressions de postes avec des classes surchargées et des professeurs non remplacés en cas de maladie.

Monsieur le ministre, cessez cette gestion purement comptable de l’éducation nationale. Derrière les postes dont vous parlez sans cesse, il y a des hommes et des femmes qui exercent quotidiennement devant nos enfants. Vous pouvez être obsédé par le leitmotiv de la réduction des effectifs de la fonction publique, mais vous n’avez pas le droit d’hypothéquer l’avenir de nos enfants. Dans le pays, partout, la colère gronde… Enseignants, parents d’élèves, élus, tous sont mobilisés et s’inquiètent, à juste titre, des réformes en cours. Dans ma seule circonscription, pas moins de trente postes seront supprimés à la prochaine rentrée, dont six dans le primaire, si vous ne lâchez pas du lest. Dans mon département, le Calvados, ce sont quelque mille postes qui ont été supprimés depuis cinq ans dans le secondaire.

Mes deux questions sont simples. Combien de temps encore existera-t-il un service public de qualité de l’enseignement dans notre pays ? Le cadeau fiscal de 15 milliards fait l’été dernier aux plus aisés (Exclamations sur les bancs du groupe UMP) vaut-il le sacrifice de l’éducation de nos enfants ? (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe SRC et du groupe GDR)

M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale – Puisque vous nous taxez d’idéologie, puis-je vous rappeler qu’en vingt ans, le premier degré a perdu 200 000 élèves dans le même temps que l’on y a créé 12 000 emplois, et le second degré 145 000 élèves sans que le taux d’encadrement pédagogique y ait été réduit ? Il ne faut certes pas supprimer les emplois quand ils sont nécessaires. Pour autant, ces créations de postes successives ont-elles amélioré la performance éducative de notre pays ? La réponse est non.

« Puisque l’école primaire va mal, créez des postes », me dites-vous. Je vous réponds : non, plutôt que de créer des postes, il faut réformer l’encadrement pédagogique, assurer des études surveillées et des stages pour les élèves en difficulté, obliger les enseignants à consacrer une part de leur service aux élèves en situation d’échec scolaire. Voilà la réforme (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP).

Vous réclamez de même des postes pour les lycées professionnels. Là encore, je vous réponds non. Donnons plutôt aux baccalauréats professionnels la même utilité que les baccalauréats généraux, généralisons l’alternance, formons différemment. Voilà la réforme (Mêmes mouvements).

Pour ce qui est de l’école primaire, comment se fait-il qu’en vingt ans, nous ayons perdu dix places dans les classements internationaux de résultats ? Comment se fait-il qu’un élève sur deux, à l’entrée en sixième, ne sache pas écrire l’adverbe « certainement » ? Comment se fait-il que nous soyons classés parmi les cinq derniers dans certains classements ? Ce n’est pas avec des postes que l’on remédiera à cette situation, mais par la réforme, toujours la réforme, encore la réforme de notre système éducatif ! (Applaudissements prolongés sur les bancs du groupe UMP, dont de nombreux membres se lèvent, exclamations sur les bancs du groupe SRC et du groupe GDR)

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